Assises de Liège: Raphaël Wargnies grogne car il est contraint d'assister à son procès
Raphaël Wargnies sera contraint d’assister à son procès jusqu’à son terme, a décidé mardi après-midi la cour d’assises de Liège dans un arrêt. Raphaël Wargnies a refusé cette décision. Il a manifesté son désaccord et a continué à parler malgré les injonctions du président.
Raphaël Wargnies a tué Jacques Kotnik (61 ans) de six coups de marteau le 25 juillet 2012 dans le Parc d’Avroy à Liège. Mardi matin, il a reconnu la préméditation des faits ainsi que la motivation homophobe de son geste. L’accusé n’a plus souhaité être défendu et a formulé la demande de pouvoir rejoindre sa cellule à la prison de Lantin, sans devoir assister à la suite de son procès.
L’audience de la journée a été interrompue à diverses reprises afin de permettre aux avocats de rédiger des conclusions et à la cour d’y répondre. Selon la défense, Raphaël Wargnies s’est exprimé clairement sur sa culpabilité. Il a pu exercer valablement sa défense et a bénéficié d’un procès équitable. En souhaitant ne plus assister à la suite des audiences, il a usé de son droit à la liberté.
«Vous avez la tête dure, Monsieur le président, mais moi aussi»
Dans un arrêt prononcé en milieu d’après-midi, la cour a décidé qu’il devait assister à son procès jusqu’à son terme. Mais à l’issue de la lecture de cet arrêt, Raphaël Wargnies a manifesté son désaccord. A plusieurs reprises, la président Dominique Gérard a voulu le faire taire. «Je ne suis pas d’accord, je veux retourner en prison. Je n’ai pas l’intention d’arrêter de parler. Je vous demande de me laisser partir. Je vais continuer à parler. Il n’y aura pas de débat serein tant que je serai ici. Vous avez la tête dure, Monsieur le président, mais moi aussi. Vous n’avez aucun moyen de pression pour me faire taire», a lancé Raphaël Wargnies.
Au cours de cette seconde journée, la défense de Raphaël Wargnies a été obligée de redéfinir les limites de son intervention après avoir consulté le bâtonnier de l’ordre des avocats. Me Marie France Roumans et Me Jean-Paul Reynders ont été désignés d’office pour assurer la défense de Raphaël Wargnies. A la suite des déclarations de Wargnies mardi en début de matinée et son souhait de quitter l’audience, ils estiment qu’ils disposent d’un mandat limité pour le défendre. «Nous nous limiterons désormais à vérifier la régularité de la procédure. Nous n’interviendrons plus pour poser des questions sur le fond de l’affaire durant les débats. Vous risquez de ne plus nous entendre beaucoup», a précisé Me Reynders à destination des jurés.
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