Omar ibn khattab

LeMagnifique

Soliman
VIB
Umar Ibn El-Khettab est né à La Mecque, treize ans après la naissance du Prophète :: . Issu de la trbu des Banu 'adi, son père Al-Khattab était un des notables de Quraysh, tandis que sa mère Hintima appartenait au clan des Banû Makhzûm, par son père Hâshim Ibn Al-Mughira. Depuis des temps immémoriaux, sa famille avait la charge d'arbitrage des tribus, de même que la mission de traiter et de négocier avec les tribus ennemis. Il appartenait donc à la noblesse de La Mecque et à sa classe dirigeante.

Dans son enfance, il s'occupa de paître le bétail de son père en compagnie d'autres enfants de La Mecque. Plus tard, il s'adonna au commerce, allant quelques fois même en Syrie avec des caravanes. Il n'était pas, ce qu'on peut appeler, un riche commerçant, mais il arrivait à vivre aisément et dignement, ce qui lui assurait une place respectable au sein de la société mecquoise.


'Umar avait épousé plusieurs femme qui lui ont donné de nombreux enfants. Les plus célèbres furent son fils 'AbdAllâh (l'illustre compagnon radhiAllâhou'anhou et l'un des premiers commentateurs du Qur'ân) et Hafsa radhiAllâhou'anha qui deviendra l'épouse du Prophète ::

D'un caractère dur et quelques peu brutal, il fut élevé dans la fierté, la vaillance et la justesse dans le décision. Sa forte personnalité inspirait la crainte et le respect. Sa fermeté et son courage étaient légendaire. 'Umar n'était pas aveuglé par sa haine contre le Prophète :: et son coeur n'était pas insensible au Qur'ân, d'autant plus qu'il était lettré et savait apprécier le sens et la beauté des mots. Seulement, son attachement à la solidarité tribale et aux croyances des ancêtres qui assuraient une certaine cohésion des tribus, le poussaient à voir dans le Prophète :: un diviseur. On rapporte que lorsque les premiers musulmans émigrèrent en Abyssinie, 'Umar devint fou de rage. Il s'exclama :

"Tout cela est arrivé par la faute de Muhammad ! Il sème la division entre le fils et le père et entre les frères eux mêmes. Il n' y a pas de doute ! C'est Muhammad la cause de ce malheur, et il faut mettre fin à cette agitation !"
 
D'un homme rude et dur comme 'Umar, l'Islam en a fait un des chefs d'état les plus justes et les plus magnanimes dans l'histoire de l'humanité. Cet homme qui, étant dans l'ignorance du polythéisme, alla jusqu'à enterrer sa fille vivante, s'inquiétait du sort d'une simple mule lorsqu'il devint chef ayant sous son autorité le plus grand territoire que n'aurait jamais pu posséder un roi ou un empereur. L'auteur de ce miracle est l'Islam. Seul le Saint Qur'ân a pu attendrir un tel homme et le faire fléchir. Laissons le nous raconter lui-même sa conversion. En effet, dans l'ouvrage intitulé Usdu al-ghâba (les lions de la forêt) d'Ibn Al-Athîr, il est écrit :

"Umar Ibn El-Khettab radhiAllâhou'anhou a dit : "Aimeriez vous savoir comment comment Dieu m'a guidé vers l'Islam ?" On lui répondit : "Oui !" Il dit : "J'étais l'un des pires ennemis du Prophète :: . Mais voilà qu'un jour, alors que je marchais, sous une chaleur torride, dans une ruelle de La Mecque, un homme est venu à ma rencontre et m'a dit, sur un air de reproche : Tu prétends vouloir éliminer Muhammad alors que ce qu'il prêche à contaminer même ta famille. Je lui demandai d'être plus explicite, et il me répondit : "Ta sœur a renié la foi de ses ancêtres". Sous le coup de la colère, je me précipitai chez ma sœur pour voir de quoi il en retournait.


Il faut préciser que le Prophète :: avait l'habitude de répartir les premiers convertis en petits groupe et de les placer sous la responsabilité et à la charge du plus aisé d'entre eux. C'est ainsi qu'il avait adjoint deux hommes à mon beau frère. Arrivé à la demeure de ma sœur, je frappai à la porte, décidé à en avoir le coeur net. On a demandé qui était là et 'ai décliné mon identité.

Ce fut comme une panique à l'annonce de mon nom. Les gens qui étaient réunis pour lire le Qur'ân et le méditer, en entendant ma voix, avaient quitté précipitamment la pièce où ils étaient, oubliant derrière eux un feuillet du Qur'ân. En ouvrant la porte, ma sœur était troublée. Je l'interpellai rudement " ô ennemie de toi même, on m'a dit que tu avais renié tes ancêtres !" Devant son silence, je l'ai frappée au visage, provoquant une saignée de sang. Alors, en pleurant, elle m'a répliqué ! "Oui ! Je suis soumise à Dieu : Fais ce que tu veux !" Puis je rentré à l'intérieur de la maison et je me suis assis sur un divan. C'est alors que j'aperçus le feuillet dans un coin. J'ai dit à ma soeur : "Qu'est-ce que c'est ? Fais moi voir" Elle me répondit :


Non ! Je ne peux te le donner. Tu n'est pas digne de le toucher ! Tu ne te purifie pas ! Car seuls les gens en état de purification peuvent le toucher" Je ne cessai d'insister, jusqu'à ce qu'elle me l'eut donné. J'ai commencé à lire : "Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieu, le Très Miséricordieu !" J'ai aussitôt été saisis de panique et 'ai lâché le feuillet. Reprenant mon calme, j'ai ramassé le feuillet et j'ai continué à le lire :
 
je me suis arrêté et, touché par tant d'éloquence et de majesté, je proclamai :" Il n'y a de Dieu que Dieu et Muhammad est l'Envoyé de Dieu!" Les gens cachés dans une autre pièce sortirent alors en criant "Dieu est grand ! " Ils me dirent :" Réjouis-toi, Ô Ibn El-Khettab ! Nus avons entendu le Messager d'Allâh invoquer Dieu ce lundi en disant :

"Seigneur, honore l'Islam par la conversion de l'un de ces hommes : " 'Amr Ibn Hishâm ou 'Umar Ibn El-Khettab ! Nous espérions qu'il en soit ainsi !" Je leur ai demandé alors de me montrer où je pourrai trouver le Prophète :: . On m'indiqua une demeure au bas de la colline de Safâ. Je m'y rendis et, en arrivant j'ai frappé à la porte en m'annonçant.

Les musulmans, connaissant ma dureté et ma haine envers le Prophète :: , refusèrent d'ouvrir la porte. Mais l'Envoyé de Dieu ordonna qu'on m'ouvrit. Après m'avoir ouvert, deux d'entre eux essayèrent de s'emparer de moi, mais Le Prophète :: leur ordonna de le laisser. Alors, il s'approcha de moi, me prit par les vêtements et me dit : "Soumets-toi à Dieu, Ibn El-Khettab, il ajouta, ô Seigneur, guide-le!" C'est alors qu'entre ses mains, j'annonçai ma conversion en prononçant l'attestation de foi (shahâda). L'assistance accompagna mon annonce par un Allâhu akbar (Dieu est grand) que tous les habitants de La Mecque entendirent."
 
'Umar était le 40ème homme à se convertir à l'Islam, mais il en sera l'un des plus célèbres et l'un de ceux qui marqueront le plus l'Histoire. Son dévouement pour l'Islam ne se démentira jamais. Il en fut l'un des piliers les plus solides avant et après la disparition du Prophète :: . Il avait parfaitement conscience de sa vocation et du rôle que l'Islam avait dévolu aux arabes de Quraysh. Il avait l'habitude de dire :

"Nous étions avilis et l'Islam nous a honoré."

Ainsi, dès que Dieu l'honora par l'Islam, il ne voulait plus se cacher pour Le remercier et rendre le culte qui Lui revenait à Lui seul ! C'est ainsi, nous dit-on, qu'il n'hésita pas à annoncer publiquement sa conversion. Pour ce faire, il se renseigna pour savoir qu'elle était la personne la plus bavarde de La Mecque, afin de répercuter le plus lin possible la nouvelle de sa conversion. Il le trouva en la personne de Jamîl Ibn Mu'ammar Al-Jumâhî, passé maître dans l'art du commérage. Il l'informa donc et le suivit pas à pas. Comme prévu, cette personne sortit dans les rues de La Mecque et fit répandre la conversion de 'Umar dans tous les cercles des qurayshites. C'est alors que certains négateurs zélés se jetèrent sur 'Umar et se mirent à le frapper. Mais la foi en Dieu s'était incrusté dans le coeur de 'Umar et désormais, celui-ci n'avait plus peur de rien. Ce n'est pas sans raison, que le Prophète :: avait dit à son sujet :

"Je vous assure que je vois des démons, qu'ls soient de l'espèce des djinns ou de l'espèce humaine, prendre la fuite devant 'Umar !"

Sa conversion fut une bénédiction divine pour les musulmans. Ainsi, Ibn 'Abbâs radhiAllâhou'anhou a rapporté que lorsque 'Umar s'est converti, les païens de Quraysh ont dit :

"Aujourd'hui, ces gens ont pris une revanche sur nous !"

Alors Dieu fit révéler le verset suivant :

يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ حَسْبُكَ اللّهُ وَمَنِ اتَّبَعَكَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ
8.64. Ya ayyuha alnnabiyyu hasbuka Allahu wamani ittabaAAaka mina almu/mineena
8.64. ô Prophète, Allah et ceux des croyants qui te suivent te suffisent.
8.64 . O Prophet! Allah is sufficient for thee and those who follow thee of the believers .

Après que 'Umar eut embrassé l'Islam, il demanda au Prophète :: :

"Ô envoyé de Dieu ! Sommes-nous sur la juste voie ?"

Le Prophète :: répondit :

"Assurément !"

'Umar lui dit :

"Dans ce cas, pourquoi devons-nous nous cacher."

Il ajouta ensuite : "Nous sommes sortis, alors, Hamza et moi, chacun à la tête d'un groupe, et nous nous sommes dirigés vers l'enceinte de la Ka'ba.
 
Les dignitaires Qurayshites étaient assis là. J'ai regardé vers eux et j'ai aperçu sur leurs visages une tristesse, comme je n'en ai jamais vu de semblable. Ce jour-là, l'Envoyé de Dieu m'a nommé Al-Fârûq ! "

Ibn Mas'ûd a dit, quant à lui :

"La conversion de 'Umar fut comme une conquête pour nous. Son emmigration une victoire, et son règne une bénédiction ! Si vous aviez vu notre situation avant qu'il ne se convertisse ! On ne pouvait même pas prier dans l'enceinte de la Ka'ba ! Une fois celui-ci devenu musulman, nous avons pu enfin faire fron et repousser les exactions que nous subission, et nous avons pu accomplir la prière dans l'enceinte de la Ka'ba !"

C'était un homme plein de force et de vigueur. Ses contemporains l'ont décrit comme étant :
"Un homme de grande taille, d'une forte carrure et chauve. Sa peau était blanche. Le blanc de ses yeux était rouge. Il avait une moustache dégarnie au milieu, mais touffu et de couleur rousse aux extrémités."
 
Les dignitaires Qurayshites étaient assis là. J'ai regardé vers eux et j'ai aperçu sur leurs visages une tristesse, comme je n'en ai jamais vu de semblable. Ce jour-là, l'Envoyé de Dieu m'a nommé Al-Fârûq ! "

Ibn Mas'ûd a dit, quant à lui :

"La conversion de 'Umar fut comme une conquête pour nous. Son emmigration une victoire, et son règne une bénédiction ! Si vous aviez vu notre situation avant qu'il ne se convertisse ! On ne pouvait même pas prier dans l'enceinte de la Ka'ba ! Une fois celui-ci devenu musulman, nous avons pu enfin faire fron et repousser les exactions que nous subission, et nous avons pu accomplir la prière dans l'enceinte de la Ka'ba !"

C'était un homme plein de force et de vigueur. Ses contemporains l'ont décrit comme étant :
"Un homme de grande taille, d'une forte carrure et chauve. Sa peau était blanche. Le blanc de ses yeux était rouge. Il avait une moustache dégarnie au milieu, mais touffu et de couleur rousse aux extrémités."

C) Une foi, une sincérité et un courage croissant.

'Umar montrera ce même courage tout au long des évènements qui caractérisent l'Islam. Il ira même jusqu'à décliner l'offre de protection d'un de ses oncles se suffisant de celle de Dieu. Lorsque le moment d'émigrer à Yatrhib (la future Médine) vint pour les musulmans victimes des persécutions des païens, ils partirent par petit groupe et en cachette, par peur des représailles. Leur départ était tenu dans le plus grand secret. Seul 'Umar annonça publiquement le sien. En effet, Ibn 'Abbâs radhiAllâhou'anhou rapporte de l' émigration de 'Umar la version suivante :

"Lorsque 'Umar décida de partit à Yathrib, il attacha son épée autour de la taille, mit son arc à l' épaule, prit des flèches dans sa main, puis se dirigea vers la Ka'ba. Après avoir fait le Tawâf (la circumambulation), il effectua 2 génuflexions dans l'oratoire d'Ibrahim. Ensuite, il passa près des groupe de dihnitaires qurayshite réunis dans l'enceinte de la Ka'ba, et leur dit à tous : "Que celui d'entre vous qui veut que sa mère le perde, que ses enfants deviennent orphelins ou que sa femme soit veuve, me suive au-delà de cette vallée !"

Personne n'eut le courage et l'audace de le poursuivre. Quelque temps après, il arriva à Yathrib, précedent le Prophète :: et Abû Bakr radiAllâhou'anhou. A partir de ce jour, la vie de 'Umar sera intimement lié à celle du Prophète :: . Il sera tout à la fois son garde du corps, son conseiller et son bras droit. Il n'y eut aucune bataille à laquelle il ne participa pas aux côtés de l'Envoyé d'Allâh, que ce soit à Badr, à Uhud, à Hunayn, etc.. Il était toujours présent et s'illustrait vaillamment sur les champs de bataile. A Uhud, il fit partie du petit groupe de jeune qui resta ferme autour de la personne du Prophète :: contrairement à ceux qui avaient négligé les instructions de l'Envoyé d'Allâh.
Lors du serment d'allégeance que le Prophète :: renouvela le jour d'Al-Hudaybiya, c'est à 'Umar qu'il délégua le pouvoir de le représenter en appelant les gens à faire leur allégeance. Le Prophète :: avait une confiance totale en lui. De son côté, 'Umar vouait à l'Envoyé d'Allâh :: un amour infini.
 
La sincérité de 'Umar et son amour du Prophète :: et de l'Islam l'amenaient même parfois à contredire l'Envoyé d'Allâh :: sur des choses dont il ignorait, à priori, la signification et la finalité. C'est ainsi que lors de la signature du traite d'Al-Hudaybiya, qui semblait, à première vue, favorable aux qurayshites, 'Umar, que la sincérité guidait, montra son opposition à ce traité qu'il assimilait à une concession aux négateurs. Il exprima son désaccord à Abû Bakr radhiAllâhou'anhou et voici le dialogue :

'Umar -"N'est-Il pas le Prophète de Dieu ?"

Abû Bakr -"Bien sûr que si !"

'Umar -"Ne sommes nous pas sur la voie de la vérité ?"

Abû Bakr -"Oui, bien sûr !"

'Umar -"Ne sont-ils pas dans l'erreur ?"

Abû Bakr -"Oui, bien sûr !"

'Umar -"Dans ce cas là, pourquoi accepter que notre religion soit rabaissée ?"

Abû Bakr-"Umar demeure aux côtés du Prophète :: , car je certifie qu'il est l'Envoyé de Dieu !"

'Umar -" Moi aussi, je certifie qu'Il est l'Envoyé de Dieu !"

Laissant Abû Bakr radhiAllâhou'anhou, il alla voir le Prophète :: et lui dit la même chose, celui-ci répondit :

"Je suis le serviteur de Dieu et Son Envoyé, et je ne faillirai pas à ce que Dieu m'a ordonné de faire ! Je sais qu'Il ne m'abandonnera pas !"

'Umar raconta ensuite :

"Après cette réponse du Prophète :: , je n'ai cessé de prier, de jeûner et d'affranchir des esclaves, pour expier mon audace de m'être opposé à l'Envoyé d'Allâh, car aujourd'hui encore, j'ai peur des conséquences de ce que j'ai dit ce jour-là !"

Les appréhensions de 'Umar étaient finalement non fondés, puisque le traité s'évera être un grand succès pour l'Islam et les musulmans.
 
Les témoignages du Prophète :: et des autres compagnons concernant sa personnalité son édifiants.

C'est ainsi que le Messager d'Allâh :: a dit :

"De toute ma communauté, c'est 'Umar qui est le plus ferme lorsqu'il s'agit de respecter les limites de Dieu !" Rapporté par Ibn Sa'd dans les Tabaqât.

Dans un autre hadith, rapporté par Abû Dharr Al-Ghifâri radhiAllahou'anhou, le Prophète :: a également dit :

"Dieu a fait en sorte que la vérité sorte facilement de la bouche de 'Umar" Rapporté par Ibn Mâjah et Al-Hâkim rahimahoumLlâh.

Dans un autre Hadith rapporté par 'Uqba Ibn 'Amâr radhiAllâhou'anhou, l'Envoyé d'Allâh :: a dit :

"S'il y avait un Prophète après moi, ce sera 'Umar !".

Il :: a dit aussi :

"Chaque fois que Dieu a envoyé un Prophète dans une communauté, Il a fait en sorte qu'il y ait parmi celle-ci n homme à qui l'on parle ! Quant à ma communauté, s'il doit y avoir quelqu'un, ce sera 'Umar !" On Lui demanda : "Ô Prophète de Dieu, qu'est-ce qu'un homme à qui l'on parle ?" Il :: répondit "C'est celui à qui les anges dictent les paroles."

Ibn Mas'ûd a dit pour sa part :

"Si l'on mettait la science de 'Umar sur le plateau d'une balance et la science de tous les vivants sur l'autre plateau, nul doute que celui de 'Umar serait plus lourd."

Hudayfa radhiAllâhou'anhou a dit quant à lui :

"Je ne connais pas d'homme qui ne craigne personne, pour la cause de Dieu, comme 'Umar !"

'Umar était un homme exceptionnel par ses nombreuses qualités et dons spirituels acquis grâce à son amour de Dieu et de Son Prophète. Ce n'est pas sans raison que le Prophète :: l' a qualifié "d' hommes à qui les anges dictent les paroles !" On raporte aussi, que lorsque l'Envoyé de Chosroés vint lui rendre visite à Médine, il le trouva endormi sous un arbre, les vêtements tous rapiécés. N'en croyant pas ses yeux, il eût ces mots sublimes : "Tu as gouverné avec justice, tu peux dormir l'âme tranquille !"
 
On raconte à son sujet des faits de thaumaturgie transmis de génération en génération. Un jour rapporte-t-on, alors qu'il faisait un sermon sur la chaire de la mosquée, il s'arrêta tout à coup et se mit à dire :

"Ô Sariyya, prends garde du côté de la montagne !"

Il répéta par deux fois cette phrase sans que les musulmans ne comprennent ce qu'il voulait entendre par-là. Ce n'est qu'une fois la prière terminée, qu'ils l'interrogèrent sur son étrange comportement. Il leur répondit qu'il avait vu l' image de l'armée musulmane en campagne en Perse sous le commandement de son général Sariyya. Les armées perses étaient sur le point de l'encercler par les montagnes et c'est alors qu'il appela Sariyya pour l'avertir du danger. Le plus étrange encore, c'est que le général Sariyya, de retour en Perse, confirma avoir entendu la voie de 'Umar qui l'avertissait du danger. "C'est en suivant ses instructions, dira-t-il, que j'ai pu éviter une défaite évidente." 'Umar avait atteint ce degré de spiritualité et de certitude qui lui permettait d'être un canal par lequel la vérité s'exprimait en réalisant par son comportement la finalité visée par le verset coranique qui dit :

"Craignez Dieu et Dieu vous enseignera. Dieu est omniscient" (2/282)

Allahou Akbar.
 
quand on lis l'histoire je trouve pas de mots pour le décrire , qui aurait pensé que cet homme au cœur dur avant l'islam , un seul verset le faisait pleurait des jours et des jours , subhan allah ...
 
C'est à cet homme aux qualités exceptionnelles que va échoir la direction de l'état musulman après la mort d'Abû Bakr radhiAllâhou'anhou. Avec lui, l'islam connaîtra son apogée et rayonnera sur une grande partie de la Terre. 'Umar fera preuve d'un grand génie politique, ce qui permit d'asseoir solidement les institutions de cet état et de donner à celui-ci son heure de gloire. Abû Bakr radhiAllâhou'anhou ne s'était pas trompé. A ceux ui lui disait que 'Umar était trop dur et qu'il ne pouvait lui succéder, il répondit sur son lit de mort :

"J'ai désigné à la tête des musulmans le meilleur d'entre eux !"
 
Le lendemain de la mort d'Abû Bakr radhiAllâhou'anhou, 'Umar fut proclamé Calife. le jour de son élection, il fit le sermon suivant :

"Ô peuple ! J'ai été désigné pour diriger vos affaires, et si je n'espérais pas être le meilleur d'entre vous pour vous servir et le plus à même de supporter les responsabilités qui touchent aux affaires de l'état et à vos propres affaires, je n'aurais jamais accepté cette charge. Il me suffit d'avoir déjà sur les épaules le lourd fardeau d'appréhender le jour du Jugement (dernier) si je vous lèse dans vos droits. Comment puis-je vous garantir vos droits ? Comment dois-je les préserver et dans quelles œuvres vais-je les faire fructifier ? Quelle politique devrai-je suivre pour assurer au mieux vos droits ? 'Umar ne peut plus se fier ni à sa force ni à son intelligence, si Dieu-qu'Il soit glorifié- ne lui vienne pas en aide et ne lui porte pas secours par Sa miséricorde !"


L'homme dur, dont les compagnons avaient appréhendé la succession, craignant sa rudesse, avait un cœur magnanime et une âme sensible. Abû Bakr ne s'était pas trompé en disant à ceux qui contestaient sa décision :

"J'ai nommé à la tête de la communauté de Muhammad, celui qui sera le plus magnanime à son égard."

Qu'on en juge, Dhahâbi, dans son ouvrage Al-Kabâ'ir (les grands pêchés), rapporte ce qui suit :

"Un jour, un aveugle se présenta devant 'Umar Ibn El-Khattab avec l'intention de se plaindre du mauvais caractère de son épouse. Tandis qu'il allait frapper à sa porte, il entendit des éclats de voix. C'était l'épouse du Calife qui criait après son époux. 'Umar ne répondait pas. Entendant cela, l'homme rebroussa chemin en disant :

"Si telle est la vie de 'Umar qui est réputé pour sa rudesse et sa sévérité, et qui plus est, est le comamandeur des croyants, que dire alors de la mienne !"

A ce moment-là, 'Umar sortit de chez lui et l'aperçut qui s'éloignait. Il l'appela et demanda l'objet de sa visite. L'homme lui répondit :

"J'étais venu me plaindre de mon épouse, mais en entendant ce que j'ai entendu, je me suis retiré en disant, Si le commandeur des croyants vit ainsi avec son épouse, que dire alors de mon cas ".

'Umar lui dit :

"Mon frère, si je la supporte comme tu le vois, c'est parcequ'elle a des droits sur moi : C'est elle en effet qui prépare ma nourriture, qui cuit mon pain, qui lave mes vêtements et qui allaite mes enfants, alors qu'elle n'est pas obligé de le faire ! A ses côtés, mon cœur s'apaise et s'abstient de commettre l'adultère. Pour toutes ces raisons là, je dois la supporter."
 
L'homme dit :

"C'est vrai ! Il en est de même pour ma femme !" '

'Umar lui dit :

"Alors supporte la mon frère ! Car la vie n'est qu'un court moment !"

Ainsi, cet homme dur et sévère, cachait un cœur plein de compassion et de douceur qui s'attendrissait jusque sur le sort de ses sujets non-musulmans. On rapporte qu'un jour, alors qu'il se promenait dans les rues de Médine pour s'enquérir de la situation des sujets de l'Etat, il vit un vieil homme aveugle en train de mendier. Il s'approcha de lui, et lui demanda :

"De quel religion es-tu ?"

Le viel homme répondit :

"Je suis juif !"

'Umar lui dit :

"Qu'est-ce qui t'a poussé à mendier ? "

Il répondit :

"C'est pour pouvoir payer l'impôt (jizya), car je suis vieux et sans ressources !"

Emu, le calife le conduisit chez lui et demanda à son épouse de lui donner à manger. Ensuite, il l'envoya au bayt al-mâl (trésor public) avec des instructions quant à sa prise en charge avec tous ceux qui sont dans le même cas que lui. Le vieil homme, une fois parti, 'Umar s'exclama devant ceux qui étaient près de lui :

"Par Dieu ! Il serait injuste qu'après avoir usé sa jeunesse (en lui faisant payer la jizaya ) nous le négligions dans sa vieillesse"

Il ordonna alors de ne plus faire payer les gens du Livre dans sa situation.
Au sein de son foyer, 'Umar était d'une tendresse extraordinaire. C' était un très bon père de famille plein de compassion pour ses enfants. Il avait l'habitude de dire :

"J'aime que l'homme soit avec les siens tel un enfant, mais dès que l'on a besoin de lui, qu'il soit un homme !"

Pourtant, il était sévère avec ses enfants lorsqu'il s'agissait de leur faire prendre conscience de leurs responsabilités. Il leur disait :

"J'ai ordonné aux musulmans d'éviter telle ou telle chose, ils ont les yeux braqués sur vous. Si vous ne respectez pas mes ordres, et si vous tomber dans la désobéissance, ils en feront de même. Aussi, je jure par dieu que si l'un de vous trangresse la loi, je lui doublerai son châtiment, à cause de son lien de parenté avec moi. Maintenant, que celui qui veut enfreindre la loi le fasse, et que celui qui veut la respecter le fasse !"
 
C) Un commandeur des croyants à la hauteur des plus grands stratèges que la Terre ait connue..

Homme de direction, il le prouvera tout en continuant l'oeuvre laissé par Abû Bakr. 'Umar déploiera tout son génie pendant son califat. Suivant de près toutes les affaires de la cité. il oeuvrera pour la propagation de l'Islam; il s'impliquera dans les batailles par ses conseils et ses instructions.



C'est ainsi que la victoire du général Abû 'Ubayda ibn Al-Jarrâh radhiAllâhou'anhou sur les byzantins à Hims (l' ancienne Emesse) fut acquise grâce à Allâh azwajal et à cause des instuctions du Calife. En effet, ayant appris que les musulmans sous le commandement d'Abû 'Ubayda se trouvaient à Hims, les byzantins décidèrent d'aller à leur rencontre avec une armée considérable. Apprenant la nouvelle, Abû 'Ubayda réunit ses lieutenants et leur demanda conseil. Khâlid Ibn Al-walid radhiAllâhou'anhou lui suggera d'aller à la rencontre de l'ennemie, tandis que les autres lui conseillèrent de se retirer de la ville et d'écrire au Calife pour demander conseil. 'Umar reçut l'émissaire d'Abû 'Ubayda et lui donna ses instructions. Il lui ordonna de demeurer sur place et de soutenir le siège. Ensuite, il ordonna à Sa'd Ibn Abî Waqqâs radhiAllâhou'anhou d'envoyer à Abû 'Ubayda des renforts avec le fameux Al-Qa'Qâ' Ibn 'Amr. La conquête de la Syrie s'accéléra alors par une suite de victoire successive. En l'an 18 de l'Hégire (639 après Jésus Christ 'aleyhi salam), la conquête de la Syrie était pratiquement achevée. Le grand quartier général des musulmans était Jabiya dans le jawlân, à un jour de marche de Damas; les princes ghassanides y avaient eu leur résidence et la ville avait conservé son importance militaire jusqu'au temps des 'Umayyades. C'est là que 'Umar se rendit avec un grand nombre de compagnons afin d'organiser les institutions et d' y nommer des gouverneurs. C'est là, dit-on, qu'il fixa les bases du système de pension qui assuraient aux combattants un revenu régulier.
 
'Umar envoya à Jérusalem Khâlid Ibn Thâbit, ville sainte si chère à l'Islam. la ville sainte ouvrit ses portes aux musulmans et c'est 'Umar lui-même qui se déplaça pour accepter les conditions de sa rédition. il faut dire que celles-ci étaient sans précédent dans l'histoire de l'humanité. En effet, jamais on ne vit un conquérent entrer dans une ville et traiter ses habitants de la même manière que fit 'Umar avec les habitants, chrétiens et juifs, de jérusalem;


Moyennant paiement du tribu ordinaire, il accorda aux chrétiens la sécurité de leurs biens, le maintien de leurs lieux de culte et la liberté religieuse. Ensuite, invité par le Patriarche de Jérusalem à accomplir la prière rituelle dans l'église de la résurrection, il refusa préférant l'accomplir sur la place du Rocher sacré. Aux musulmans qui l'interrogaient sur son geste, il répondit qu'il avait craint en faisant sa prière à l'intérieur d'un lieu de culte chrétien que cela ne serve de précédent aux musulmans pour réclamer un jour la restitution du lieu.

Attitude sage et responsable qui contraste fortement avec celle des conquérants chrétiens qui, quelques siècles après, durant les fameuses croisades, mettront à feu et à sang la ville sainte en massacrant des milliers de musulmans et de juifs et en saccageant leurs lieux de culte; Cette tolérance-là accompagna les musulmans tout au long de leurs conquêtes. c'est ce qui explique d'ailleurs la propagation rapide de l'islam à travers le monde quelques années seulement après la mort du prophète :: .
 
A l'est, sur le front perse, les musulmans continuèrent leur avancée; pourtant, les débuts de la conquête furent quelque peu désasterux; En effet, à Qûs An-Natif, près de Hîra, une armée persane se présenta face aux musulmans sous le commandement d'Abû 'Ubayda Ath-Thaqâfi et leur infligea une sévère défaite. Abû 'Ubayda mourut. Le Calife nomma Al-Muthanna à sa place. Celui-ci fit preuve d'une grande stratégie qui sauva les musulmans du désastre. L'année suivante, les persans revinrent à l'attaque. Al-Muthanna les attendit à Buwayb, derrière un des canaux occidentaux de l'Euphrate. La bataille qui s'ensuivit fut appelé "la bataille du pont". Les persans, malgré une vigoureuse contre attaque furent sévèrement battus. Les musulmans pouvaient alors pousser des reconnaissances à l'intérieur du pays, tandis que les persans rassemblaient leurs troupes pour la bataille décisive. Le général Al-Muthanna étant mort à la suite de ses blessures, le commandement passa au prestigieux Sa'd Ibn Abî Waqqâs, l'un des plus fidèle compagnon du Prophète :: .

A la tête de l'armée persane, se trouvait le général de l'empire, Rostom. La rencontre des deux armées eut lieu à Al-Qâdisiyya, au sud du Najaf actuel, à 30km de Kûfa qui, de camp militaire, devint une grande ville musulmane. Après une période d'expectative de plusieurs semaines, les deux armées se heurtèrent violemment dans une bataille décisive qui déterminera le destin de la Perse. Peu nombreux, mais bien plus motivés, les musulmans infligèrent à leurs adversaires une défaite cinglante dont ils ne purent jamais se relever. Les armées persanes se retirèrent avec de lourdes pertes. Les musulmans qui avaient reçu des renforts de Syrie, avancèrent par l'Euphrate sur Ctésiphon-Séleucie, la capitale de l'empire sassanide que Yezdegerd, le nouveau roi, évacua en catastrophe.

Les musulmans étaient maitre du légendaire royaume sassanide et de ses fabuleux trésors. Mais ce ne sont pas ces trésors aussi merveilleux soient-ils qui ont motivé la venue des musulmans en Perse. Ils sont venus pour un but plus noble que celui-là. Au général Rostom qui l'interrogeait sur les véritables motivations qui les ont amenés en Perse, Rabi' Ibn 'Amâr répondit :

"Dieu nous a envoyés vers vous, avec pour mission de sortir les gens de l'adoration de leurs semblables vers l'adoration du Dieu des hommes, de les sortir de la vie étroite d'ici bas vers la félicité de l'au delà et de les faire sortir de l'injustice des religions perverties vers la justice et l'équité de l'Islam !
 
Tour à tour, toutes les villes persanes tombèrent aux mains des musulmans. Le destin de l'empire perse s'accomplit sous l'avancée de l'armée musulmane commandée par Nû'mân Ibn Muqarrim. Celui-ci était en contact permanent avec le Calife à Médine. Il faut dire que 'Umar suivait avec une attention particulière la situation sur le front perse. on rapporte même qu'il lui tenait à cœur de prendre le commandement de l'armée et d'être présent sur le front, n'était-ce l'insistance des autres compagnons qui lui conseillèrent de demeurer à Médine où sa présence était indispensable. la Perse était désormais musulmane; Ainsi venait de se concrétiser la prophétie du Messager d'Allâh :: qui avait prédit, lors de la bataille des tranchées (Al-Khandaq), la future conquête des palais de Chosroès et la prise de la Perse par les musulmans.

Après la prise de la Syrie et de la babylonie, il restait aux musulmans à conquérir la Mésopotamie, située entre les deux. Il faut dire que la population autochtone d'origine araméenne était constament opprimée par l'orthodoxie grecque aux commandes à cause de sa religion monophysite. Les autorités byzantines n'étaient représentés que par des forteresses isolées des habitants et repliées sur elles même.

La déchirure était totale entre les populations locales et les autorités byzantines. L'Islam, avec sa tolérance et sa justice, viendra combler ce vide. C'est de Syrie que les musulmans pénétrèrent en Mésopotamie. Après la mort d'Abû 'Ubayda à Amwas (Emmaüs); 'Umar avait nommé à sa place 'Iyâd Ibn Ghanîm en lui recommandant la conquête de la Mésopotamie. Celle-ci fut accomplie en un temp très court. Touts les villes furent prises sans résistance, à l'exception de Rashayna.

Avec la conquête de la Mésopotamie, la route de l' Egypte était ouverte pour y porter le message de l'Islam. Celle-ci fut dévolue à 'Amr Ibn Al-Âs. Il la mena avec succès, en devenant même un libérateur pour les populations coptes opprimées par les autorités byzantines. la première mosquée qui portera le nom de 'Amr sera construite à Fustat, qui deviendra le vieux Caire. Quelques temps après, la majorité de la population adhèrera à l'Islam.

dans plusieurs autres parties du monde, l'islam fit des progrès considérables. Sous le califat de 'Umar, les frontières de l'état islamique s'étendaient jusqu'au pays des Afghans et atteignaient la limite de la frontière chinoise à l'Est, l'Anatolie et la mère Caspienne au Nord, la ville de Barqa, en Tripolitaine à l'Ouest, et la Numidie au Sud.
Cet immense territoitre qui prenait forme se devait d'être aménagé et organisé.
 
Là aussi, 'Umar montra son génie de bâtisseur et de gestionnaire, de même que ses grandes capacités de chef d'état soucieux du bien-être de ses administrés; C'est ainsi qu'il fut à l'origine de la création de nombreuses villes dans les provinces concquises, entre autres, Bassprah, Al-Kufâ, Mossoul en Irak, Fustat (le vieux caire) en Egypte, Tawaj en perse... Il fut aussi à l'origine de la construction de plusieurs mosquées pour l'enseignement de l'Islam.


Dans toutes les grandes villes, il nomma des gouvernements pour administrer les affaires des cités et défendre les intérêts des habitants. Conformément à l'esprit de l'Islam, il laissa aux anciens fonctionnaires tous leurs postes; En Egypte, par exemple, beaucoup de postes administratifs furent occupés par des coptes.


Les gouvernements nommés directement par 'Umar avaient pour attributions de diriger les prières du vendredi et des fêtes légales, de veiller à la bonne application des lois, de protéger les frontières de l'état et de veiller à l'enseignement de l'Islam. Ils étaient aussi tenus de faire régner la justice et l'équité entre les concitoyens quelle que soit leur confession. il leur faisait adjoindre un juge (Qâdi), un responsable du cadastre (sâhih al-khârâj) et un directeur des finances (sâhih al-mâl); De ce fait, le gouverneur ne risquait pas de devenir injuste et oppresseur;
 
Il ne permettait à personne si puissant soit-il, de la transgresser. On connaît l'histoire de la plainte déposée par un jeune copte d'Egypte contre 'Amr Ibn Al-'Âs et son fils. Ce dernier, rappelle-t-on, avait perdu dans une course de chevaux contre le jeune copte et, furieux de cet échec, avait fouetté puis emprisonné celui-ci en faisant valoir sa qualité de fils de deux nobles.
Après s'être échappé de prison, le copte alla trouver le calife et lui raconta sa mésaventure. 'Umar fit convoquer alors 'Amr Ibn Al-'Âs et son fils à Médine. S'étant assurer de la véracité des faits, il donna un fouet au copte et lui ordonna d'infliger au fils du gouverneur le même châtiment que celui-ci lui avait fait subir. Ensuite, il ordonna d'en faire de même avec le père. Mais le jeune homme refusa, considérant que le châtiment infligé au fils était suffisant pour réparer le préjudice. C'est à la suite de cet évènement que 'Umar prononça cette célèbre maxime :

"Depuis quand vous permettez-vous d'asservir les gens alors que leurs mères les ont enfanté libres ?"

'Umar savait que les gouverneurs étaient, par leur statut et leur autorité, enclins à outrepasser leurs prérogatives et à dévier de la juste voie. C'est pour cela qu'il les faisait surveiller, et, le cas échéant, destituer; Afin d'être informé des doléances des administrés, il nomma comme wâkil (sorte de procureur) un compagnon, Muhammad Ibn Maslama radhiAllâhou'anhou, réputé pour son intégrité, pour lui rendre compte de la véracité des plaintes que les administrés, musulmans ou non, déposaient contre leurs gouverneurs. 'Umar savait que la justice au sens large du terme était à la base de la stabilité et de la prospérité des sociétés; C'est pour cela qu'il donna à celle-ci tout son importance; La volonté de justice de 'Umar était effective et transparaissait dans tous ses actes. il avait l'habitude de dire dans certains de ses discours :

"Ô peuple ! je jure par Dieu que je ne vous délègue pas mes gouverneurs pour qu'ils vous oppriment ou pour qu'ils vous lèsent dans vos droits ! Non, ils sont envoyés vers vous pour vous enseigner votre religion ainsi que la tradition de votre Prophète :: et qu'ils jugent entre vous avec justice et équité. Si l'un d'entre eux transgresse ces règles, n'hésitez pas à m'en informer, car je jure par Celui qui détient l'âme de 'Umar entre Sa main, il aura des comptes à me rendre !"

Nous l'avons vu, joignant le geste à la parole, convoquer 'Amr Ibn Al-'Âs, le gouverneur d'Egypte t son fils lorsque ce dernier maltraita un jeune copte.

Pour ceux qui ont aimées,la suite demain inch'Allah, bonne nuit a vous tous salam alaykoum.
Allahou Akbar.
 
Umar Ibn El-Khettab est né à La Mecque, treize ans après la naissance du Prophète :: . Issu de la trbu des Banu 'adi, son père Al-Khattab était un des notables de Quraysh, tandis que sa mère Hintima appartenait au clan des Banû Makhzûm, par son père Hâshim Ibn Al-Mughira. Depuis des temps immémoriaux, sa famille avait la charge d'arbitrage des tribus, de même que la mission de traiter et de négocier avec les tribus ennemis. Il appartenait donc à la noblesse de La Mecque et à sa classe dirigeante.


elle est passer ou son histoire gore avec les decapitations etc ????

pourquoi tu nous bassines avec les histoires de bisounours ??
 
quand on lis l'histoire je trouve pas de mots pour le décrire , qui aurait pensé que cet homme au cœur dur avant l'islam , un seul verset le faisait pleurait des jours et des jours , subhan allah ...
salam
moi chaque fois que je lisais l histoire des sahabas ,je me dit qu ils ont mis la barre trop haute,en comportement en noblesse de caractere...........:love:
pauvre de nous:(
 
A lui tout seul il leur fesait la misère, c'est le seul a avoir été voir abu jahal pour lui dire en face "je suis musulman".

ça m'a aussi fait rire la parti ou il a prie un crieur qui a dit "Omar à apostasié" et qu'il l'a frappé en lui disant "non dis il est devenu musulman" et tout ça sans se cacher.

Il est le seul a avoir été à Medine et dire aux Quoraych "celui qui veut m'arrêter , qu'il se prépare a rendre sa femme veuve et ses enfants orphelins"
 
A lui tout seul il leur fesait la misère, c'est le seul a avoir été voir abu jahal pour lui dire en face "je suis musulman".

ça m'a aussi fait rire la parti ou il a prie un crieur qui a dit "Omar à apostasié" et qu'il l'a frappé en lui disant "non dis il est devenu musulman" et tout ça sans se cacher.

Il est le seul a avoir été à Medine et dire aux Quoraych "celui qui veut m'arrêter , qu'il se prépare a rendre sa femme veuve et ses enfants orphelins"

Salam à Mekka et il y a aussi Abou Dhar Ghifari (ra) parmi la tribu des brigands
 
elle est passer ou son histoire gore avec les decapitations etc ????

pourquoi tu nous bassines avec les histoires de bisounours ??

des personne qui n'ont ni histoire, ni base, ni repere, la seule chose qu'ils peuve faire c'est attaquer le patrimoine des autres, c'est la jalousie.

tu sais meme pas , avec preuve veridique, a moins que je me trompe et donc je sui sur que tu va me metre le daleel tre vite, de quand date le prophete, le coran ?
 
des personne qui n'ont ni histoire, ni base, ni repere, la seule chose qu'ils peuve faire c'est attaquer le patrimoine des autres, c'est la jalousie.

tu sais meme pas , avec preuve veridique, a moins que je me trompe et donc je sui sur que tu va me metre le daleel tre vite, de quand date le prophete, le coran ?


on comprend rien à ce que tu dis
 
des personne qui n'ont ni histoire, ni base, ni repere, la seule chose qu'ils peuve faire c'est attaquer le patrimoine des autres, c'est la jalousie.

tu sais meme pas , avec preuve veridique, a moins que je me trompe et donc je sui sur que tu va me metre le daleel tre vite, de quand date le prophete, le coran ?


historiquement il n'y a aucune preuve du'n prophète bédouin du 7ème siécle !

omar a existé et sa vie est confirmé par tous, je le confirme moi meme !
othman aussi , les dates et les lieux sont précis !
pareil pour ali


.. par contre mohamed ; n'a jamais été vu par qui que ce soit ! et les endroit ou il est censé avoir vécu , n'existait pas avant 600 !

donc c'est de la fabulation pure et dure !

regarder les histoires de omar sur wiki par exemple tout est super précis...
quand il s'agit de sa rencontre avec mohamed , ça devient tout de suite très flou et très vague ...
 
A un de ses gouverneurs, il écrivit :

"Ouvre ta porte à tes administrés et veille personnellement à résoudre leurs problème car, en vérité, tu n'es que l'un d'entre eux, à qui Dieu à simplement donné une charge plus lourde à porter !"

Il n'hésitait pas à descendre lui-même dans les rues de Médine pour s'enquérir de la situation de ses habitants. C'est ainsi, qu'une nuit, alors qu'il circulait dans les rues de Médine, en compagnie de son compagnon Aslam, il vit un feu en dehors de la ville et s'arrêta pour coir ce qu'il en était. 'Umar dit à son compagnon :

"Quelqu'un a fait halte à cet endroit : Allons voir qui c'est."

Il s'approchèrent du feu et virent un femme entourée de deux ou trois enfants qui pleuraient. La femme s'affairait à allumer du feu sous un pot, tout en disant à ses enfants :

"Ne pleurez pas mes enfants et dormez jusqu'à ce que la nourriture soit prête. je vous réveillerai pour manger. Mes pauvres enfants, je me plaindrai à Dieu de 'Umar qui lui, doit dormir rassasié, alors que nous, nous souffrons des affres de la faim !"

En entendant les plaintes de cette femme, 'Umar en fut très touché et très peiné. Il salua la femme et lui demanda la permission d'entrer sous sa tante. "Si vous êtes animé de bonnes intentions, répondit-elle, entrez !" Il entra et lui demanda la cause des pleurs de ses enfants.
Elle répondit :

"J'ai quitté mon pays avec mes enfants pour gagner Médine, mais j'ai été obligé de m'arrêter à cet endroit, car la fatigue et la faim nous empêchaient de continuer. maintenant nous n'arrivons plus à dormir à cause de la faim qui nous tenaille !"

Le calife lui dit :

"Mais pourquoi invoques-tu Dieu contre 'Umar ?"

Elle répondit :

"Parce qu'il a envoyé mon époux à la guerre où il a été tué. Depuis ce jour, je vis dans la misère, moi et mes enfants !"
Il lui demanda ce qu'il y avait dans la marmite.

"Il n'y a que de l'eau, répondit-elle, mais j'ai monté cette astuce pour faire patienter mes enfants jusqu'à ce que le sommeil les terrasse!"
 
'Umar demanda à la femme de l'attendre et fit signe à son compagnon Aslam de le suivre. Ils coururent vers le ville et allèrent vers la boutique d'un marchand de farine. Ne trouvant pas celui-ci dans sa boutique, ils allèrent le chercher chez lui. 'Umar le fit sortir et lui acheta un sac de farine. Ils allèrent ensuite chez le boucher où ils demandèrent de la viande. Le boucher n'en avait pas, mais il leur donna de la graisse. 'Umar le paya et s'apprêta à partir. Il alla prendre le sac de farine, lorsque son compagnon lui dit :

"Ô Emir des croyants ! Laisse-moi porter cela"

Mais il rétorqua :"Ô Aslam ! Si tu prends cette charge, qui portera le poids de mes péchés ; Et qui prendra sur lui le poids de la plainte de cette femme ?"
Il pleura si fort que son compagnon en fut ému. Ils retournèrent aussi vite vers la femme et la trouvèrent toujours en train d'attiser le feu sous la marmite plein d'eau.

'Umar déposa sa charge devant elle et resta debout, attendant sa réction. Elle lui dit :

"Que Dieu récompense ta charité ! Tu es plus digne d'être le protecteur des pauvres que 'Umar."

Tout ému, le Calife, qui ne voulut décliner son identité, prit un peu de graisse et la mit dans un pot. Il invita la femme à préparer la pâte, puis il demanda à son compagnon d'apporter le bois. Lorsque celui-ci revint, il trouva le commandant des croyants, accroupi, la barbe touchant la terre, occupé à souffler sur le feu. Quant à la bonne femme, elle s'affairait à cuire la pâte qu'elle avait préparée dans une assiette et la mélangeait à la graisse. Lorsque la nourriture fut prête, 'Umar la versa dans l'assiette et invita cette dernière et ses enfants à en manger. il lui dit: :

"Servez-vous ainsi que que vos enfants et rassasiez-vous. Remerciez le Seigneur et priez pour 'Umar, qui n'était pas au courant de votre situation !"

Après quoi, il retourna chez lui. 'Umar était ainsi. Un caractère sévère, mais un cœur doux qui était sensible à la moindre détresse humaine. On rapporte que, sous son règne, une terrible sècheresse frappa le territoire de l'Arabie. On appela cette période l'année des cendres en raison de la poussière que les vents charriaient et qui ressemblaient à la cendre.
 
Les gens, dit-on, souffraient beaucoup et ne trouvaient pas de quoi se nourrir. Voulant partager les souffrances de ses administrés, le Calife fit le vœu de ne plus consommer de nourriture à base de viande, ni de boire du lait, tant que les musulmans et leurs enfants ne pourraient se nourrir et manger comme ils en avaient l'habitude. Il se priva de tout à l'exception de pain et d'huile, à tel point que sa peau devint jaune. Se considérant comme responsable du sort des musulmans, il voulait partager leurs souffrances. Cela dura presque une année.
Cet homme avait le sens de l'Etat. Il était très préoccupé du sort des musulmans et des non-musulmans qui vivaient sous la protection de l'Etat islamique. il avait l'habitude de dire :

"Si un mulet trébuche en Irak, Dieu m'en demandera compte en me disant : "Pourquoi, ô 'Umar, ne lui as-tu pas aplani la route ?""

Un jour, alors qu'il travaillait à l'intérieur du bayt al-mâl, 'Ali Ibn Abî Talib radhiAllâhou'anhou antra. 'Umar lui dit :

"Ô Abû Al-Hassan, est-ce personnel ou est-ce une affaire qui concerne les musulmans ?"

'Ali répondit :

"C'est plutôt une affaire personnelle."

'Umar éteignit alors la bougie qui éclairait la chambre en disant

"Dans ce cas-là, nous n'avons pas le droit de gaspiller les biens des musulmans !"

On interrogea un jour Aslam, qui était secrétaire de bayt al-mâl, pour savoir si 'Umar n'avait jamais rien pris indûment dans le trésor. il répondit :

"Jamais ! Seulement, quand il n'avait pas de quoi subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, il empruntait au bayt al-mâl ce dont il avait besoin, et, une fois sa pension reçue, il le restituait"

Il avait une grande crainte de Dieu. Sa piété et sa vertu étaient ses traits des caractères les plus en vue. Sa foi et son amour de Dieu transparaissait dans chacun de ses actes. Il disait avec émotion et sincérité :

"Si mon Seigneur disait au Jour de la resurrection, toutes les créatures entreront au Paradis sauf une, je craindrai que ce soit moi !"
 
Une ouverture d'esprit spectaculaire.

Cet homme, que les gens craignaient pour sa sévérité et sa dureté n'hésitait pourtant pas à s'adoucir spontanément et à faire amende honorable, lorsque des arguments étaient invoqués contre lui. Lors d'un sermon sur le mariage, il critiqua l'enchérissement de la dot et annonça sa volonté d'en fixer un montant raisonnable. Une voix de femme se fit entendre et qui disait :

"Ô commandeur des croyants ! Comment peux-tu faire cela, alors que Dieu a dit :

وَإِنْ أَرَدتُّمُ اسْتِبْدَالَ زَوْجٍ مَّكَانَ زَوْجٍ وَآتَيْتُمْ إِحْدَاهُنَّ قِنطَاراً فَلاَ تَأْخُذُواْ مِنْهُ شَيْئاً أَتَأْخُذُونَهُ بُهْتَاناً وَإِثْماً مُّبِيناً
4.20. Wa-in aradtumu istibdala zawjin makana zawjin waataytum ihdahunna qintaran fala ta/khuthoo minhu shay-an ata/khuthoonahu buhtanan wa-ithman mubeenan
4.20. Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l'une un quintar , n'en reprenez rien. Quoi ! Le reprendriez-vous par injustice et péché manifeste ?
4.20 . And if ye wish to exchange one wife for another and ye have given unto one of them a sum of money ( however great ) , take nothing from it . Would ye take it by the way of calumny and open wrong?


En entendant ces paroles et la vérité qui s'en dégageait, 'Umar revint sur sa décision et dit :

"'Umar s'est trompé et la femme a vu juste "

Une autre fois, nous dit-on, il était en train de faire sa tournée nocturne à Médine en compagnie de 'Abd Ar-Rahmân Ibn 'Awf, lorsqu'ils virent une lampe allumée dans une maison. Ils s'approchèrent de la demeure et entendirent des voix. Le Calife demanda à son compagnon à qui appartenait la maison. Il répondit qu'elle appartenait à Rabî'a Ibn Umayya Ibn Khalaf et que celui-ci devait tenir une séance de buverie. Il lui demanda ce qu'il allait faire :

"Je crois que nous avons commis une erreur que Dieu a rigoureusement condamnée"

Et il récita la parole du Très-Haut :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اجْتَنِبُوا كَثِيراً مِّنَ الظَّنِّ إِنَّ بَعْضَ الظَّنِّ إِثْمٌ وَلَا تَجَسَّسُوا وَلَا يَغْتَب بَّعْضُكُم بَعْضاً أَيُحِبُّ أَحَدُكُمْ أَن يَأْكُلَ لَحْمَ أَخِيهِ مَيْتاً فَكَرِهْتُمُوهُ وَاتَّقُوا اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ تَوَّابٌ رَّحِيمٌ
49.12. Ya ayyuha allatheena amanoo ijtaniboo katheeran mina alththanni inna baAAda alththanni ithmun wala tajassasoo wala yaghtab baAAdukum baAAdan ayuhibbu ahadukum an ya/kula lahma akheehi maytan fakarihtumoohu waittaqoo Allaha inna Allaha tawwabun raheemun
49.12. ô vous qui avez cru ! évitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n'espionnez pas; et ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? (Non ! ) vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux.
49.12 . O ye who believe! Shun much suspicion ; for lo! some suspicion is a crime . And spy not , neither backbite one another . Would one of you love to eat the flesh of his dead brother? Ye abhor that ( so abhor the other ) ! And keep your duty ( to Allah ) . Lo! Allah is Relenting , Merciful .
 
II reprit :

"Or, nous venons de commettre cette erreur !"

Ils s'éloignèrent alors.
Un jour, il vit un homme en train de commettre un vol, 'Umar l'interpella, mais l'homme nia cet acte et jura par Dieu qu'il était innocent; Le Calife lui dit :

"Tu dis vrai et les yeux de 'Umar ont ment !"

Sa vénération pour Dieu était telle qu'il refusait d'admettre qu'on puisse jurer en Son Nom et mentir.
C'est à juste titre que le Prophète :: a dit à son propos, en le montrant du doigt :

"Celui-là est la clef de la voûte qui vous protègera de la désunion (fitna). Tant qu'il sera parmi vous, il sera comme une porte bien fermée devant toute division" rapporté par Al-Bazzâr.
 
En effet, durant tout son califat qui dura dix ans et quelques mois, jamais les musulmans ne connurent de troubles ou de guerres fratricides; la stabilité et la sécurité étaient de vigueur sur tout le territoire du califat qui s'étendait sur des millions de kilomètres carrés. il est vrai que 'Umar n'était pas un homme ordinaire; son sens de la responsabilité et ses grandes qualités de meneurs d'hommes étaient ses principaux atouts dans l'exercice du pouvoir. il savait choisir ses gouverneurs et n'hésitaient pas à les réprimander lorsque ils outrepassaient leurs prérogatives ou dépassaient les limites imposées par la loi. On le voyait même effectuer des rondes dans les rues de Médine pour s'informer de la situation des gens et veiller à leur bien-être. Malgré tous les soucis qu'il se faisait pour le bonheur et la sécurité de ses administrés, il aimait toujours dire :

"Que Dieu soit clément à l'égard de quiconque me montre mes faiblesses !"

C'est que l'homme était d'une modestie rare chez les hommes ayant exercé le pouvoir. un jour, une délégation avec Al-Ahnaf ibn Qays à sa tête, vint d'Irak pour rendre visite au Calife. C'était un jour de grande chaleur. 'Umar, la tête couverte d'un turban, était en train de soigner une chamelle offerte à titre de don aux nécessiteux. en voyant Al-Ahnaf, il lui dit :

"Ô Al-Ahnaf ! Débarasse-toi de tes vêtements, et viens aider le commandeur des croyants à soigner cette chamelle, elle fait partie d'un don offert aux orphelins, aux pauvres et aux veuves !"

Un homme présent lui dit :

"Que Dieu te pardonne, ô commandeur des croyants ! pourquoi n'ordonnes-tu pas à un esclave de t'aider ?"

'Umar répondit :

"Y a-t-il plus esclave que ce Al-Ahnaf là ou moi ? Celui qui prend en charge les affaires des musulmans est considéré comme leur esclave. ils ont sur lui le droit qu'a le maître sur son esclave : celui de lui donner des conseils et de bien gérer ses affaires."
 
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