Alsace: un chef d'entreprise s'immole par le feu sur son lieu de travail

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Reuters -
Au lendemain d'un rendez-vous avec son banquier, un chef d'entreprise alsacienne du BTP s'est suicidé vendredi en s'immolant par le feu, dans la cour de sa société, à Vieux-Ferrette (Haut-Rhin).
Hubert Dietlin, 58 ans, a mis fin à ses jours peu avant 6H30 après avoir ouvert les bureaux de cette PME de travaux publics, spécialisée dans l'assainissement et l'entretien des réseaux d'eau potable.

Le drame, enregistré par une caméra de surveillance, ne laisse aucune place au doute, a indiqué à l'AFP le procureur de Mulhouse, Dominique Alzeari: "Un acte de désespoir", sans intervention extérieure.
La journée avait pourtant commencé "comme d'habitude", s'étonne, encore sous le choc, le responsable administratif et financier de l'entreprise, Denis Rouyer, joint au téléphone par l'AFP: Hubert Dietlin avait ouvert les bureaux et enlevé sa veste, comme tous les jours.
La veille au soir encore, "on avait parlé des futurs chantiers, d'un appel d'offres... Je ne crois pas qu'il pensait à ça à ce moment-là", souligne Denis Rouyer, tout en reconnaissant que son patron "déprimait un peu: il était dans le doute".

Hubert Dietlin n'a laissé aucune lettre, aucun message, si ce n'est celui d'être passé à l'acte dans la cour de la société, remarque le responsable administratif et financier.
C'est son neveu, qui habite au-dessus de l'entreprise, alerté par les flammes, qui est intervenu en premier pour tenter de le sauver, muni d'une couverture. Mais il était trop tard. Les pompiers, à leur tour, ont tenté de réanimer le quinquagénaire: en vain.
- 'Grosses difficultés' financières -
Selon le procureur, l'homme "connaissait visiblement de grosses difficultés dans la gestion de l'entreprise". Sa société était en proie à des difficultés financières et il n'a probablement "pas dû assumer tout ça", a estimé Dominique Alzeari.
En 2014, l'entreprise avait affiché un résultat de près de 300.000 euros dans le rouge, mais elle avait remonté la pente et était parvenue à l'équilibre en 2015, relate Denis Rouyer. Au prix cependant de quelques coupes dans les effectifs: l'entreprise comptait près d'une quarantaine de personnes il y a quelques années encore, contre 28 salariés aujourd'hui.
L'entreprise, créée en 1964 mais dont les origines remontent à 1852, est spécialisée dans l'assainissement, le terrassement et l'eau potable, notamment l'entretien, 24 heures sur 24, des réseaux d'eau du sud de l'Alsace, dans un rayon d'une cinquantaine de km le long des frontières suisse et allemande.

"Le banquier n'avait pas dit "non"", précise Denis Rouyer, qui, vendredi matin, a renvoyé chez eux les autres salariés de l'entreprise, leur donnant rendez-vous lundi.
La société, détenue à 50% par le frère d'Hubert Dietlin, va devoir faire le point sur son avenir. Denis Rouyer assure l'intérim. "On va essayer de se serrer les coudes" et de "faire le maximum", promet-il.
 
C'est exact .
C 'est pas la priorité du gouv de collabos bien payé avec l'argent des impôts sans compter les 10000 autres qui mettent fin à leur jour et les tentatives .
10 personnes meurent sur les routes + 35 personnes qui se suicident + 500 de maladies cardio vasculaires + 500 de maladies longues, chiantes et douloureuses + quelques trucs divers et variés.

Chaque jour, en France, ce sont environ plus de 1000 personnes qui passent ad patres.

Si on devait parler de chaque décès, on devrait en traiter près de 50 par heure, soit environ un par minute.

J'imagine bien la gueule du JT :

Germaine Aabraxas est décédée à 72ans d'une embolie pulmonaite à son domicile du bld des maréchaux, à proximité de la porte Didot. C'est à 3h13 du main que s'est produit le drame. Je laisse la parole à notre envoyé spécial.

Robert Aabsek est décédé à 45 ans d'une cirrhose aigue. C'était un abruti qui cognait sa femme. Il laisse trois enfants, tout contents d'être débarrassé de cet abruti et une ardoise conséquente au bar pmu : le canasson. Mais laissons la parole à Gérard, le patron du troquet.
 
Pourquoi on devrait en parler au JT? Ne serait ce qu'en écho au tunisien qui avait, par le mm acte de désespoir, été un des prémices au printemps arabe.
Le jeune tunisien qui s'est suicidé? On en a parlé pour les raisons et surtout les conséquences de son suicide... pas pour le suicide en lui-même.
Des agriculteurs, des enseignants, des flics etc. se suicident chaque jour sans que les médias en parlent. Et même si les médias en parlent parfois, ça ne provoque rien de spécial à part une compassion vite oubliée.
 
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