Le 28 juillet 1979, Hicham est né à Anvers
Hicham est le troisième des enfants d’Ahmed. Quand il a 7 ans, l’âge ou il va entamer ses études primaires, il passe quelques années au Maroc avec son frère et sa sœur chez ses grands-parents. La grand-mère est malade et ne pouvant pas être à leurs côtés lui-même, Ahmed essaie de leur assurer un peu de bonheur et de joie en mettant leurs petits-enfants chez eux. De retour en Belgique, jeune garçon normal et sans histoires, Hicham fait ses études à l’Athénée Royal Paul Delvaux à Bruxelles. Bon élève, Hicham obtient son diplôme du secondaire supérieur. Il s’inscrit à l’Institut Paul Lambin, Haute Ecole Léonard De Vinci (Université catholique de Louvain), où il commence des études en biologie médicale. Il veut devenir chercheur et il finit deux ans d’études avec succès.
Le tournant
En 2003, Hicham a 24 ans, sa vie va prendre un tournant. Hicham se marie. Devenu père de famille, il arrête ses études pour aller travailler et entretenir sa famille. Il frappe à toutes les portes. A la poste, à la police, où il réussit 4 de la série des 5 examens pour devenir inspecteur. Il sera refusé lors de la dernière session orale. Il finira comme serveur dans un snack. « C’était un moment très difficile sur le plan professionnel. J’ai mis un appartement à titre gracieux à la disposition de mon fils et sa petite famille. Heureusement que je l’ai soutenu à ce moment-là. Je me souviens qu’Hicham m’a dit : j’en ai marre, qu’est-ce qu’on fait ici ? on n’a rien ici. Je ne sais pas si nos politiques se réalisent la gravité de la situation et la part de responsabilité de la société en abandonnant les jeunes issus de l’immigration. Cette attitude expose ces jeunes à devenir une proie facile pour des groupes intégristes et ou à les encourager d’avantage à la délinquance lorsqu’ils ne trouvent pas de boulot. Si la société intervenait correctement au niveau de l’éducation, de l’emploi, du racisme et des discriminations, je ne dis pas que tout serait réglé, mais elle pourrait réduire les problèmes au moins à 30% de ce qu’on connaît aujourd’hui », me dit Ahmed.
Jusque-là, Hicham était un croyant modéré et pratiquant. Petit à petit, il va s’intégrer dans un milieu plus radical aussi bien au niveau politique que religieux. Il commence à être plus engagé, plus sceptique. Il ne va plus accepter ce qui se passe en Palestine, ni en Irak et en Afghanistan, suite à l’agression des Américains contre ces pays.
Le départ pour l’Afghanistan
Hicham a déjà quatre enfants quand la possibilité se présente, pour lui et ses amis, de partir comme volontaire en Afghanistan. Avec deux autres Belges et un Français, il décide de partir pour le front, pas du côté des américains, mais du côté des insurgés. Il ne dit rien à ses proches car il est très attaché à sa maman. Il ne veut pas lui faire de la peine par son choix difficile. Le 7 décembre 2007, il l’informe qu’il part quelques jours en France pour un tournoi de Taekwondo. Les jours passent et puis il n’y a plus de nouvelles. Du fait de cette disparition soudaine, l’inquiétude et la souffrance s’installent dans la vie de la famille pour ne plus jamais la quitter. Après quelques semaines, Hicham téléphone pour dire que tout va bien. Il envoie un mail à son frère l’informant qu’il est parti pour un but commercial en Turquie et en Syrie. Et puis, il n’a plus donné signe de vie.
Hicham est le troisième des enfants d’Ahmed. Quand il a 7 ans, l’âge ou il va entamer ses études primaires, il passe quelques années au Maroc avec son frère et sa sœur chez ses grands-parents. La grand-mère est malade et ne pouvant pas être à leurs côtés lui-même, Ahmed essaie de leur assurer un peu de bonheur et de joie en mettant leurs petits-enfants chez eux. De retour en Belgique, jeune garçon normal et sans histoires, Hicham fait ses études à l’Athénée Royal Paul Delvaux à Bruxelles. Bon élève, Hicham obtient son diplôme du secondaire supérieur. Il s’inscrit à l’Institut Paul Lambin, Haute Ecole Léonard De Vinci (Université catholique de Louvain), où il commence des études en biologie médicale. Il veut devenir chercheur et il finit deux ans d’études avec succès.
Le tournant
En 2003, Hicham a 24 ans, sa vie va prendre un tournant. Hicham se marie. Devenu père de famille, il arrête ses études pour aller travailler et entretenir sa famille. Il frappe à toutes les portes. A la poste, à la police, où il réussit 4 de la série des 5 examens pour devenir inspecteur. Il sera refusé lors de la dernière session orale. Il finira comme serveur dans un snack. « C’était un moment très difficile sur le plan professionnel. J’ai mis un appartement à titre gracieux à la disposition de mon fils et sa petite famille. Heureusement que je l’ai soutenu à ce moment-là. Je me souviens qu’Hicham m’a dit : j’en ai marre, qu’est-ce qu’on fait ici ? on n’a rien ici. Je ne sais pas si nos politiques se réalisent la gravité de la situation et la part de responsabilité de la société en abandonnant les jeunes issus de l’immigration. Cette attitude expose ces jeunes à devenir une proie facile pour des groupes intégristes et ou à les encourager d’avantage à la délinquance lorsqu’ils ne trouvent pas de boulot. Si la société intervenait correctement au niveau de l’éducation, de l’emploi, du racisme et des discriminations, je ne dis pas que tout serait réglé, mais elle pourrait réduire les problèmes au moins à 30% de ce qu’on connaît aujourd’hui », me dit Ahmed.
Jusque-là, Hicham était un croyant modéré et pratiquant. Petit à petit, il va s’intégrer dans un milieu plus radical aussi bien au niveau politique que religieux. Il commence à être plus engagé, plus sceptique. Il ne va plus accepter ce qui se passe en Palestine, ni en Irak et en Afghanistan, suite à l’agression des Américains contre ces pays.
Le départ pour l’Afghanistan
Hicham a déjà quatre enfants quand la possibilité se présente, pour lui et ses amis, de partir comme volontaire en Afghanistan. Avec deux autres Belges et un Français, il décide de partir pour le front, pas du côté des américains, mais du côté des insurgés. Il ne dit rien à ses proches car il est très attaché à sa maman. Il ne veut pas lui faire de la peine par son choix difficile. Le 7 décembre 2007, il l’informe qu’il part quelques jours en France pour un tournoi de Taekwondo. Les jours passent et puis il n’y a plus de nouvelles. Du fait de cette disparition soudaine, l’inquiétude et la souffrance s’installent dans la vie de la famille pour ne plus jamais la quitter. Après quelques semaines, Hicham téléphone pour dire que tout va bien. Il envoie un mail à son frère l’informant qu’il est parti pour un but commercial en Turquie et en Syrie. Et puis, il n’a plus donné signe de vie.