Jai dit, un jour, au cours dune de mes assises : « Si les montagnes avaient dû supporter ce que jai supporté, elles en auraient été incapables. » En revenant chez moi, mon âme me dit : « Comment as-tu pu dire cela? Les gens vont peut être simaginer que tu souffres, alors que tu es préservé en ta personne et ta famille. As-tu supporté autre chose que limposition religieuse qui pèse sur toutes les créa*tures ? Alors, pourquoi cette plainte? »
Je lui répondis : Comme je peinais sous le poids de ce que javais à supporter, jai prononcé ces mots, non pour me plaindre, mais pour me soulager. Et nombre de Compagnons et de leurs successeurs ont dit avant moi : « Ah ! Si seulement nous navions pas été créés ! » Ceci, en raison de la peine à supporter certaines choses. Ensuite, celui qui se figure que les impositions religieuses (At-Takâlîf) sont faciles ne les connaît pas. Comment peut-on simaginer quelles consistent à laver les membres avec une livre deau ou se rendre en un lieu de prière pour accomplir deux unités de prière ? Allons donc ! Ce sont là les plus simples des impositions religieuses. La plus grande imposition religieuse est justement ce devant quoi les montagnes sont impuissantes ! [1] Parmi ceci est que je vois le destin sabattre dune manière qui déroute ma raison et que je la force pourtant à se soumettre à la prédestination, et cela compte parmi les plus difficiles des impositions religieuses ; surtout ce dont la raison ne comprend pas le sens, comme la souf*france des enfants et le sacrifice des animaux. Tout en croyant que Celui qui le prédestine et lordonne est le plus miséricordieux des miséricordieux. Voilà ce en quoi la raison se perd, et son imposition est, ici, de se soumettre et de délaisser toute objection.
Je lui répondis : Comme je peinais sous le poids de ce que javais à supporter, jai prononcé ces mots, non pour me plaindre, mais pour me soulager. Et nombre de Compagnons et de leurs successeurs ont dit avant moi : « Ah ! Si seulement nous navions pas été créés ! » Ceci, en raison de la peine à supporter certaines choses. Ensuite, celui qui se figure que les impositions religieuses (At-Takâlîf) sont faciles ne les connaît pas. Comment peut-on simaginer quelles consistent à laver les membres avec une livre deau ou se rendre en un lieu de prière pour accomplir deux unités de prière ? Allons donc ! Ce sont là les plus simples des impositions religieuses. La plus grande imposition religieuse est justement ce devant quoi les montagnes sont impuissantes ! [1] Parmi ceci est que je vois le destin sabattre dune manière qui déroute ma raison et que je la force pourtant à se soumettre à la prédestination, et cela compte parmi les plus difficiles des impositions religieuses ; surtout ce dont la raison ne comprend pas le sens, comme la souf*france des enfants et le sacrifice des animaux. Tout en croyant que Celui qui le prédestine et lordonne est le plus miséricordieux des miséricordieux. Voilà ce en quoi la raison se perd, et son imposition est, ici, de se soumettre et de délaisser toute objection.