Erolisk
VIB
La Cour a besoin dune normalisation et dun procureur général
Déclarations de patrimoine, dépenses électorales, les nouvelles missions
Des contrôles, loin de toute logique dorientation politique
Jettou à la tête de la Cour des comptes: La nouvelle phase dune institution
Le courant passe entre Driss Jettou et le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane. Ici, lors de linauguration du site de Renault à Tanger. Cette entente remonte à lépoque où Jettou était Premier ministre
DRISS Jettou est remis dans le circuit officiel. Sa nomination en tant que premier président de la Cour des comptes, en remplacement de Ahmed Midaoui, a été une surprise. Elle a été néanmoins bien accueillie par les milieux politiques et par lAdministration publique. Driss Jettou a laissé une image positive, qui suscite le consensus et inspire la confiance. Son expérience dans le domaine de la gestion publique plaide pour lui. Lhomme a été plusieurs fois ministre avant de diriger le gouvernement de 2002 à 2007. Dailleurs, depuis son départ de la Primature en 2007, il sest occupé de ses affaires privées.
Dans les coulisses de Rabat, cette nomination est diversement commentée. Ainsi, au niveau du gouvernement, plusieurs ministres ont estimé que ce choix était judicieux. Cest «lhomme quil faut à la place quil faut», ont répondu en chur certains dentre eux.
Dautres vont plus loin. Pour eux, le choix de Jettou est interprété comme une tentative de ralentir le travail de la Cour des comptes. Cela intervient au moment où de nombreuses affaires défraient la chronique. Certaines ont jeté des responsables détablissements publics en prison. Les observateurs citent volontiers Khalid Alioua, ancien PDG du CIH et Abdelhanin Benallou, ex-DG de lOffice national des aéroports du Maroc, sans parler délus locaux qui ont été poursuivis. Et ce processus nest pas terminé puisque le ministre de la Justice et des Libertés a mis en place une «commission composée de magistrats compétents et dignes de confiance». Ils sont chargés détudier tous les rapports de la Cour des comptes avant de décider lesquels il faudra transférer à la justice.
Au cours de ces dernières années, la Cour des comptes est montée en puissance avec la publication de rapports qui ont épinglé la gestion de plusieurs établissements publics et collectivités locales. La Cour prononce des jugements, sous forme damendes. Des sanctions qui ne sont pas sévères lorsquil sagit de manquement à la discipline budgétaire. Ce nest pas le cas lorsque le dossier a un prolongement pénal. Dans ce cas despèce, cest la justice qui prend le relais.
Il est un fait que, depuis quelques années, la Cour des comptes a pris une nouvelle dimension, particulièrement après la réforme de la loi sur les juridictions financières. Cest devenue une institution incontournable de contrôle de la gestion des dépenses publiques. Au point que le travail abattu a quelque peu occulté les rapports de lInspection générale des Finances (IGF).
Déclarations de patrimoine, dépenses électorales, les nouvelles missions
Des contrôles, loin de toute logique dorientation politique
Jettou à la tête de la Cour des comptes: La nouvelle phase dune institution
Le courant passe entre Driss Jettou et le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane. Ici, lors de linauguration du site de Renault à Tanger. Cette entente remonte à lépoque où Jettou était Premier ministre
DRISS Jettou est remis dans le circuit officiel. Sa nomination en tant que premier président de la Cour des comptes, en remplacement de Ahmed Midaoui, a été une surprise. Elle a été néanmoins bien accueillie par les milieux politiques et par lAdministration publique. Driss Jettou a laissé une image positive, qui suscite le consensus et inspire la confiance. Son expérience dans le domaine de la gestion publique plaide pour lui. Lhomme a été plusieurs fois ministre avant de diriger le gouvernement de 2002 à 2007. Dailleurs, depuis son départ de la Primature en 2007, il sest occupé de ses affaires privées.
Dans les coulisses de Rabat, cette nomination est diversement commentée. Ainsi, au niveau du gouvernement, plusieurs ministres ont estimé que ce choix était judicieux. Cest «lhomme quil faut à la place quil faut», ont répondu en chur certains dentre eux.
Dautres vont plus loin. Pour eux, le choix de Jettou est interprété comme une tentative de ralentir le travail de la Cour des comptes. Cela intervient au moment où de nombreuses affaires défraient la chronique. Certaines ont jeté des responsables détablissements publics en prison. Les observateurs citent volontiers Khalid Alioua, ancien PDG du CIH et Abdelhanin Benallou, ex-DG de lOffice national des aéroports du Maroc, sans parler délus locaux qui ont été poursuivis. Et ce processus nest pas terminé puisque le ministre de la Justice et des Libertés a mis en place une «commission composée de magistrats compétents et dignes de confiance». Ils sont chargés détudier tous les rapports de la Cour des comptes avant de décider lesquels il faudra transférer à la justice.
Au cours de ces dernières années, la Cour des comptes est montée en puissance avec la publication de rapports qui ont épinglé la gestion de plusieurs établissements publics et collectivités locales. La Cour prononce des jugements, sous forme damendes. Des sanctions qui ne sont pas sévères lorsquil sagit de manquement à la discipline budgétaire. Ce nest pas le cas lorsque le dossier a un prolongement pénal. Dans ce cas despèce, cest la justice qui prend le relais.
Il est un fait que, depuis quelques années, la Cour des comptes a pris une nouvelle dimension, particulièrement après la réforme de la loi sur les juridictions financières. Cest devenue une institution incontournable de contrôle de la gestion des dépenses publiques. Au point que le travail abattu a quelque peu occulté les rapports de lInspection générale des Finances (IGF).