Au Maroc, 600 à 800 femmes avortent chaque jour dans la clandestinité, dans des conditions dhygiène déplorables. Les avortements représentent 13 % de la mortalité maternelle au Maroc. Drames humains, drames sociaux, infanticides : le constat dressé par lAssociation marocaine de lutte contre lavortement clandestin ( Amlac) est accablant.
Dans une atmosphère houleuse, les participants au deuxième congrès national de lAmlac ont appelé, le 12 juin, à une réforme rapide de la loi. Parmi eux : lassociation Jossour, lAssociation Solidarité féminine, la Ligue des droits des femmes du Maroc, des médecins, des universitaires, des personnalités politiques comme Khadija Rouissi, vice-présidente du Parlement et membre de lopposition.
« Faiseuses danges »
À moins que la vie de la mère ne soit menacée, lavortement est interdit au Maroc, passible de un à cinq ans de prison. « Nous plaidons pour que soit pris en compte la santé physique, mentale et psychique de la mère. Que lon puisse autoriser linterruption volontaire de grossesse en cas de viol, dinceste et de malformation du ftus », explique Chafik Chraïbi, professeur de gynécologie obstétrique et président de lAmlac.
« Je reçois chaque jour des jeunes filles avec des complications graves à la suite davortements, quils soient réalisés dans des cabinets médicaux clandestins ou pratiqués par des faiseuses danges », se désole-t-il.
Il y a encore quelques mois, lassociation trouvait une oreille favorable auprès de certains poids lourds du Parti de la justice et du développement (PJD, le parti islamiste au pouvoir), à linstar de Saâdeddine El Othmani, actuel ministre de lenseignement supérieur. Aujourdhui, le PJD est aux affaires et ses ministres et députés sont silencieux sur la question, bien quils aient été invités au débat.
Dans une atmosphère houleuse, les participants au deuxième congrès national de lAmlac ont appelé, le 12 juin, à une réforme rapide de la loi. Parmi eux : lassociation Jossour, lAssociation Solidarité féminine, la Ligue des droits des femmes du Maroc, des médecins, des universitaires, des personnalités politiques comme Khadija Rouissi, vice-présidente du Parlement et membre de lopposition.
« Faiseuses danges »
À moins que la vie de la mère ne soit menacée, lavortement est interdit au Maroc, passible de un à cinq ans de prison. « Nous plaidons pour que soit pris en compte la santé physique, mentale et psychique de la mère. Que lon puisse autoriser linterruption volontaire de grossesse en cas de viol, dinceste et de malformation du ftus », explique Chafik Chraïbi, professeur de gynécologie obstétrique et président de lAmlac.
« Je reçois chaque jour des jeunes filles avec des complications graves à la suite davortements, quils soient réalisés dans des cabinets médicaux clandestins ou pratiqués par des faiseuses danges », se désole-t-il.
Il y a encore quelques mois, lassociation trouvait une oreille favorable auprès de certains poids lourds du Parti de la justice et du développement (PJD, le parti islamiste au pouvoir), à linstar de Saâdeddine El Othmani, actuel ministre de lenseignement supérieur. Aujourdhui, le PJD est aux affaires et ses ministres et députés sont silencieux sur la question, bien quils aient été invités au débat.