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La santé publique en grève ce jeudi : Le ras-le-bol du personnel contre les procédés du ministre
Ils sont quatre syndicats des plus représentatifs à avoir opté pour une grève de 24H, jeudi 5 juillet. Si la FDT, la CDT, lUGTM et lUNTM en ont décidé ainsi, cest, bien entendu, parce quelles ont des revendications à faire valoir, surtout que le dernier round du dialogue social concernant la santé remonte au 5 juillet 2011.
Cette décision a été prise vendredi dernier lors de la conférence de presse organisée à Casablanca par lesdits syndicats pour éclairer lopinion publique sur la situation de crise qui persiste depuis des décennies dans le secteur en labsence totale dune réelle volonté politique de trouver les solutions appropriées à même de rendre justice à lensemble du personnel de la Santé.
Pour Mohamed Dahmani, secrétaire général du Syndicat national de la santé publique, affilié à la FDT, un délai raisonnable de 4 mois a été accordé au ministre de la Santé pour reprendre langue avec les syndicats à travers un dialogue sérieux et responsable et prendre les mesures et décisions susceptibles de mettre fin à tous les maux dont souffre le secteur.
Au lieu de se pencher sérieusement sur les vrais problèmes quil connaît mieux que quiconque, Houcine El Wardi surprend tout le monde par lorganisation de séances dauditions qui ont comme objectif, selon lui, de faire participer le citoyen à lélaboration dune politique sanitaire qui prend en considération les besoins de la population. Une perte de temps et de deniers publics, a souligné la même source.
Dans leur communiqué commun, les quatre syndicats dénoncent les tentatives du ministre de faire remonter les citoyens contre le personnel de la Santé en vue de cacher son incapacité à trouver de véritables solutions aux dysfonctionnements dont souffre le secteur et qualifient ses dernières déclarations dirresponsables.
Ils mettent en garde également contre la recrudescence ces derniers mois du nombre de poursuites et des jugements incompréhensibles et inadmissibles en labsence dun soutien réel du ministère, censé défendre le personnel de la santé publique, particulièrement les infirmières et infirmiers, et dexpliciter les difficultés de sa mission.
Pour cette catégorie, il faut savoir que tout au long des vingt dernières années, le nombre global des infirmiers na jamais dépassé dans les meilleurs des cas 26.000. En chiffre, cela se traduit par 8 infirmiers pour 10.000 habitants. Comparé à nos voisins, lAlgérie compte 22 infirmiers pour 10.000 habitants, soit un déficit de 42.000.
Lapproche adoptée pour faire face au manque criant en ressources humaines, labandon de lobjectif de recruter 3000 médecins annuellement à lhorizon 2020 et la conclusion daccords avec le privé montrent aussi que le ministère ne dispose pas de stratégie et de programme sanitaire clairs.
A rappeler que de nombreuses revendications sont toujours en suspens, et ce depuis juillet 2011, dont la restructuration de la Fondation Hassan II pour la promotion des uvres sociales, la révision des primes de rendement pour toutes les catégories, la représentativité de lensemble des catégories au Conseil dadministration des CHU, la révision des indemnités des médecins exerçant dans la santé communautaire, entre autres.
source:Libération
La santé publique en grève ce jeudi : Le ras-le-bol du personnel contre les procédés du ministre
Ils sont quatre syndicats des plus représentatifs à avoir opté pour une grève de 24H, jeudi 5 juillet. Si la FDT, la CDT, lUGTM et lUNTM en ont décidé ainsi, cest, bien entendu, parce quelles ont des revendications à faire valoir, surtout que le dernier round du dialogue social concernant la santé remonte au 5 juillet 2011.
Cette décision a été prise vendredi dernier lors de la conférence de presse organisée à Casablanca par lesdits syndicats pour éclairer lopinion publique sur la situation de crise qui persiste depuis des décennies dans le secteur en labsence totale dune réelle volonté politique de trouver les solutions appropriées à même de rendre justice à lensemble du personnel de la Santé.
Pour Mohamed Dahmani, secrétaire général du Syndicat national de la santé publique, affilié à la FDT, un délai raisonnable de 4 mois a été accordé au ministre de la Santé pour reprendre langue avec les syndicats à travers un dialogue sérieux et responsable et prendre les mesures et décisions susceptibles de mettre fin à tous les maux dont souffre le secteur.
Au lieu de se pencher sérieusement sur les vrais problèmes quil connaît mieux que quiconque, Houcine El Wardi surprend tout le monde par lorganisation de séances dauditions qui ont comme objectif, selon lui, de faire participer le citoyen à lélaboration dune politique sanitaire qui prend en considération les besoins de la population. Une perte de temps et de deniers publics, a souligné la même source.
Dans leur communiqué commun, les quatre syndicats dénoncent les tentatives du ministre de faire remonter les citoyens contre le personnel de la Santé en vue de cacher son incapacité à trouver de véritables solutions aux dysfonctionnements dont souffre le secteur et qualifient ses dernières déclarations dirresponsables.
Ils mettent en garde également contre la recrudescence ces derniers mois du nombre de poursuites et des jugements incompréhensibles et inadmissibles en labsence dun soutien réel du ministère, censé défendre le personnel de la santé publique, particulièrement les infirmières et infirmiers, et dexpliciter les difficultés de sa mission.
Pour cette catégorie, il faut savoir que tout au long des vingt dernières années, le nombre global des infirmiers na jamais dépassé dans les meilleurs des cas 26.000. En chiffre, cela se traduit par 8 infirmiers pour 10.000 habitants. Comparé à nos voisins, lAlgérie compte 22 infirmiers pour 10.000 habitants, soit un déficit de 42.000.
Lapproche adoptée pour faire face au manque criant en ressources humaines, labandon de lobjectif de recruter 3000 médecins annuellement à lhorizon 2020 et la conclusion daccords avec le privé montrent aussi que le ministère ne dispose pas de stratégie et de programme sanitaire clairs.
A rappeler que de nombreuses revendications sont toujours en suspens, et ce depuis juillet 2011, dont la restructuration de la Fondation Hassan II pour la promotion des uvres sociales, la révision des primes de rendement pour toutes les catégories, la représentativité de lensemble des catégories au Conseil dadministration des CHU, la révision des indemnités des médecins exerçant dans la santé communautaire, entre autres.
source:Libération