fredke
Capitaine Haddock
Durant longtemps, l'Eglise catholique a imposé le latin comme unique langue pour célébrer la messe. Jusqu'à Vatican II, une messe en français, en anglais ou en toute autre langue que le latin n'était pas "valable". Seul le sermon en langue locale était toléré. Une réforme a eu lieu et désormais chaque église prêche dans sa propre langue. Il y a du pour et du contre: d'un côté tout le monde comprend mais de l'autre il n'y a plus ce côté universel qui faisait qu'on pouvait suivre la messe et prier ensemble dans les quatre coins du monde.
Pour l'Islam, il semble que la politique soit à l'usage exclusif de l'Arabe classique et nombreux sont ceux qui semblent "choqués" à l'idée d'entendre des prières ou des sermons en langue locale dans les mosquées. Mais y a-t-il des musulmans "réformateurs" qui souhaiteraient que, dans un soucis "d'ouverture au monde" l'usage des langues locales soit admis?
Qu'en est-il, par exemple, des pays Musulmans non arabophones (la Turquie, l'Iran, la Sierra Leone, le Sénégal, l'Albanie etc.?). Certains tolèrent-ils la pratique de l'Islam en langue nationale?
Car si l'Arabe est bien la langue du coran (est-ce celle du prophète? Pas si sûr, en tout cas pas tel que l'arabe du coran, des linguistes s'accordent à dire que certains mots n'existaient pas encore à son époque) ce n'est pas la langue d'Allah. Je pense que chacun admettra que Allah s'adresse au cur des hommes sans utiliser une "langue" spécifique.
Bien sûr, le problème est celui de la traduction qui n'est pas forcément "fidèle"... mais un même verset dans le même arabe aura-til pour autant la même signification dans la tête que tous ou bien est-ce que chacun "comprendra à sa manière"? Là aussi, il me semble évident que chacun interprète "à sa manière" le Coran. Nier cela, c'est nier l'existence de courants (chiites, sunnites, druzes, salafistes, soufi etc.) et ce serait de la mauvaise foi que de le faire. Le "tous les Musulmans sont frères' est une déclaration sans doute très belle mais qui ne tient pas la route, il suffit de voir l'Iraq où la majorité des attentats sont des attaques entres musulmans chiites et musulmans sunnites)...
Bref, j'aimerais savoir où on en est dans le monde Musulman sur le plan de l'usage d'autres langues que l'Arabe classique (on pourrait aussi imaginer que l'on prie en Marocain, en Berbère, etc.)? Est-ce que les choses évoluent? Y a-t-il des pays où l'on entend d'autres langues que l'Arabe dans les mosquées? On remarquera au passage que des musulmans notoires ont des prénoms qui n'ont rien d'arabe: Rouhollah, le prénom de Khoméni, n'a rien d'arabe. C'est du Perse, et pourtant son père était Imam.
Voilà.
Pour l'Islam, il semble que la politique soit à l'usage exclusif de l'Arabe classique et nombreux sont ceux qui semblent "choqués" à l'idée d'entendre des prières ou des sermons en langue locale dans les mosquées. Mais y a-t-il des musulmans "réformateurs" qui souhaiteraient que, dans un soucis "d'ouverture au monde" l'usage des langues locales soit admis?
Qu'en est-il, par exemple, des pays Musulmans non arabophones (la Turquie, l'Iran, la Sierra Leone, le Sénégal, l'Albanie etc.?). Certains tolèrent-ils la pratique de l'Islam en langue nationale?
Car si l'Arabe est bien la langue du coran (est-ce celle du prophète? Pas si sûr, en tout cas pas tel que l'arabe du coran, des linguistes s'accordent à dire que certains mots n'existaient pas encore à son époque) ce n'est pas la langue d'Allah. Je pense que chacun admettra que Allah s'adresse au cur des hommes sans utiliser une "langue" spécifique.
Bien sûr, le problème est celui de la traduction qui n'est pas forcément "fidèle"... mais un même verset dans le même arabe aura-til pour autant la même signification dans la tête que tous ou bien est-ce que chacun "comprendra à sa manière"? Là aussi, il me semble évident que chacun interprète "à sa manière" le Coran. Nier cela, c'est nier l'existence de courants (chiites, sunnites, druzes, salafistes, soufi etc.) et ce serait de la mauvaise foi que de le faire. Le "tous les Musulmans sont frères' est une déclaration sans doute très belle mais qui ne tient pas la route, il suffit de voir l'Iraq où la majorité des attentats sont des attaques entres musulmans chiites et musulmans sunnites)...
Bref, j'aimerais savoir où on en est dans le monde Musulman sur le plan de l'usage d'autres langues que l'Arabe classique (on pourrait aussi imaginer que l'on prie en Marocain, en Berbère, etc.)? Est-ce que les choses évoluent? Y a-t-il des pays où l'on entend d'autres langues que l'Arabe dans les mosquées? On remarquera au passage que des musulmans notoires ont des prénoms qui n'ont rien d'arabe: Rouhollah, le prénom de Khoméni, n'a rien d'arabe. C'est du Perse, et pourtant son père était Imam.
Voilà.