Réforme des retraites : la mesure passée discrètement à la trappe

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mam80

la rose et le réséda
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Les assurés auraient dû bénéficier de la possibilité de reporter leurs trimestres d'une année sur l'autre. Mais cette mesure ne verra finalement jamais le jour...

Passé quasiment inaperçu, un article de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2016 supprime purement et simplement une mesure issue de la réforme des retraites de 2014 qui prévoyait la possibilité de reporter des trimestres d’une année sur l’autre.
Faute de décret d’application, cette mesure n’était pas encore entrée en vigueur.

Dans tous les régimes de base à l’exception de ceux de la fonction publique, la durée d’assurance n’est pas calculée de date à date, en retenant les trimestres effectivement travaillés, mais à partir des cotisations versées par les assurés.

Depuis 2014, il suffit d’avoir cotisé sur la base de 150 heures de SMIC pour valider un trimestre et à hauteur de 600 heures pour en valider 4. Soit à hauteur de 1.450,50 euros en 2016 pour 1 trimestre et de 5.802 euros pour 4 trimestres. Peu importe que vous ayez travaillé toute l’année ou seulement quelques mois.

Mais si vous n’atteignez pas le seuil fatidique de 150 heures de Smic, les cotisations non utilisées pour valider un trimestre sont définitivement perdues.

La loi de réforme de retraites de 2014 avait imaginé un nouveau dispositif afin de permettre aux assurés qui avaient validé moins de 4 trimestres au titre d’une année civile de pouvoir reporter leurs cotisations sur l’année civile suivante.

Par exemple, si vous n’aviez cotisé qu’à hauteur de 500 heures de Smic en 2015 au lieu des 600 requises pour valider 4 trimestres, vous auriez pu, avec ce nouveau système, reporter les 50 heures cotisées « pour rien » (500-450) en 2015 sur l’année 2016.

Jugé trop complexe, ce dispositif ne verra pas le jour.

Certes la mise en place, à partir de 2017, d’un calcul unique de la retraite pour les salariés ayant cotisé à plusieurs régimes devrait régler une partie du problème.

Elle pourra permettre à ceux qui n’ont pas atteint 150 heures de Smic dans chaque régime de valider quand même un trimestre s’ils ont validé 100 heures dans l’un et 50 dans un autre. Mais attention, ce nouveau mode de calcul ne concerna que les assurés qui ont cotisé dans un ou plusieurs régimes dits « alignés » : le régime des salariés, celui des salariés et non salariés agricoles et celui des indépendants (RSI). Il ne changera rien pour les autres…
Nathalie Cheysson-Kaplan

http://www.capital.fr/retraite/actu...l&utm_source=NL_CAP_matinaleeco&xtor=EPR-226-[NL_CAP_matinaleeco]-20160125&srWebsiteId=25&srAuthUserId=c3271970db2ee096a93a28792b1d76c2

mam
 
Retraite : ces situations qui permettent d'obtenir des trimestres gratuitement
28/01/16 à 17:52

On le sait : pour accumuler des trimestres de retraite, et ainsi atteindre la durée d'assurance nécessaire pour bénéficier d'une pension à taux plein, il faut cotiser tout au long de sa vie. Mais certaines situations peuvent aussi vous donner droit à des trimestres gratuits.
Selon le cas, ces trimestres peuvent vous permettre de compléter des « trous » dans votre carrière ou venir s’ajouter à votre durée d’assurance globale. Revue de détail…

Les trimestres assimilés à des trimestres cotisés

Ce sont des trimestres pendant lesquels vous n’avez pas pu cotiser, souvent pour des raisons indépendantes de votre volonté : maladie, maternité, invalidité ...
Ils vous sont accordés uniquement si vous en avez besoin pour valider 4 trimestres au titre d’une année civile. Autrement dit, si les cotisations prélevées sur votre salaire au titre de la même année sont suffisantes pour valider 4 trimestres, vous n’aurez aucun trimestre assimilé.

Par exemple, si vous avez été en congé maternité une partie de l’année mais que les cotisations versées pendant l’autre partie de l’année ont été suffisantes pour valider 4 trimestres, vous n’aurez aucun trimestre de maternité.

Autre spécificité : les revenus de remplacement (indemnités journalières, allocations chômage …) que vous avez perçus pendant ces périodes ne sont pas pris en compte pour le calcul de votre salaire annuel moyen qui servira à calculer votre retraite.

Sauf dans un cas : les indemnités journalières de maternité sont retenues à hauteur de 125 % de leur montant mais uniquement pour les congés maternité postérieurs au 1er janvier 2012.

> Les congés maladie
> Les congés maternité et d’adoption
> Les périodes de chômage
> Les stages de formation professionnelle
> Les périodes de service national
> Les sportifs de haut niveau
> Les chômeurs créateurs d’entreprise
> L’assurance vieillesse des parents au foyer

Les majorations de trimestres

A la différence des trimestres assimilés, les majorations de durée d’assurance sont accordées dans tous les cas, dès lors que l’assuré remplit les conditions pour en bénéficier. Elles ne sont pas affectées à des années civiles déterminées mais viennent s’ajouter à votre durée d’assurance au régime général.
> Majoration de durée d’assurance pour enfant
> Majoration pour congé parental
> Majoration de durée d’assurance pour enfant handicapé
> Majoration « aidant familial »
> Majoration pour dépassement de l’âge du taux plein

tous les détails sur
http://www.capital.fr/retraite/actu...l&utm_source=NL_CAP_matinaleeco&xtor=EPR-226-[NL_CAP_matinaleeco]-20160129&srWebsiteId=25&srAuthUserId=c3271970db2ee096a93a28792b1d76c2

mam
 
Réforme Agirc-Arrco : les retraités paient plus des deux tiers de la note
22/03/16 à 18:23

La réforme des retraites complémentaires a mis à contribution les salariés, les employeurs et les retraités. Mais ces derniers vont trinquer davantage…

La réforme des retraites complémentaires, actée en fin d'année dernière, va prendre une forme concrète à partir du 1er avril. Les pensions des régimes Arrco et Agirc ne seront en effet pas revalorisées à cette date, en raison du décalage de cette révision au 1er novembre. Et cette première mesure sera loin d'être la seule à toucher les retraités…
Lire à ce sujet : Réforme des retraites complémentaires : ce qui va changer

Selon nos calculs, réalisés avec l'aide de Jacques Martel, administrateur de l'Union nationale interprofessionnelle des retraités (UNIR) de la CFE-CGC, les retraités vont en effet payer, d'ici 2030, plus des deux tiers de la facture liée à cette réforme.
Les premières années, ils seront même presque les seuls à mettre la main à poche.

En 2017, ils absorberont 94% des 1,7 milliard d'euros d'économies espérées, via la sous indexation des pension (inflation moins un point), le décalage de la date de revalorisation d'avril à novembre et l'augmentation du coût d'achat du point de retraite, qui se traduira par des droits à pension moindres à salaire équivalent.

A partir de 2019, les retraités subiront aussi l e fameux dispositif du bonus-malus, qui vise à inciter les salariés à travailler davantage en sanctionnant financièrement ceux qui partent dès qu'ils le peuvent et en récompensant ceux qui prolongent leur activité.

Au total, en 2030, 6 milliards d'euros d'économies reposeront sur les retraités, sur 8,7 milliards. Soit 69% du total. Les salariés et les employeurs, de leur côté, ne seront mis à contribution qu'à hauteur de 14 et 13% chacun à cet horizon, principalement via des hausses de cotisations sociales.

Et ce n'est peut-être qu'un début. Car cette réforme ne règle en fait pas tous les problèmes financiers de l'Agirc et de l'Arcco. Malgré ces importantes d'économies, les deux régimes resteront en effet en déficit, de 2,3 milliards d'euros en cumulé en 2020 et de 4,1 milliards en 2030, selon les chiffrages réalisés à l'occasion de l'accord. De quoi redouter de nouvelles mesures dans les prochaines années afin de redresser la barre pour de bon…
Thomas Le Bars

mam
 
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