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Voilà qui ne va pas améliorer limage des traders français! Après les 5 milliards perdus par Jérôme Kerviel à la Société Générale, après les déboires provoqués par la «Baleine» (Bruno Iksil) chez JP Morgan ou Fabrice Tourré chez Goldman Sachs, cest encore une «French Connection» qui se retrouve aujourdhui au cur du gigantesque scandale du Libor, rebaptisé à Londres Liborgate. Trois des quatre traders dont les noms ont été dévoilés ce matin par le Financial Times sont en effet de nationalité française. Quant au dernier, dorigine marocaine, il a été formé en France.
Cest dailleurs ce dernier, Philippe Moryousssef, qui, le premier, a intéressé les enquêteurs anglais chargés de faire la lumière sur les manipulations du Libor, ce taux interbancaire qui sert de référence sur les marchés financiers. Après avoir fait ses premières armes à la Société Générale à Paris, Moryoussef est passé par la Barclays, Royal Bank of Scotland, Morgan Stanley puis Nomura à Singapour, quil a été obligé de quitter après les premières révélations sur cette affaire. Ce sont ses activités à la Barclays, entre 2005 et 2007, qui sont visées par lenquête. Barclays a déjà été condamné à une amende de 360 millions deuros pour avoir manipulé le Libor et son Pdg contraint à la démission.
«Les diplômés de nos grandes écoles sont les meilleurs dans ce domaine»
Philippe Moryoussef est soupçonné davoir été le chef dorchestre dun réseau de plusieurs traders dans de grandes banques internationales, qui aurait trafiqué le Libor en fonction des intérêts de leurs établissements. Parmi ces traders, trois Français: Didier Sander, ancien dHSBC, Christian Bittar, qui dirigeait le département produits dérivés à la Deutsche Bank, et Michael Zrihen, un ex du Crédit Agricole. Ce dernier a dailleurs été suspendu par son nouvel employeur, la banque suisse Lombard Odier, pendant la durée des investigations. Selon un financier basé à Paris, «cette forte présence des golden boy français dans ce dossier nest pas étonnante. Les diplômés de nos grandes écoles, Polytechniques, Mines ou Dauphine, sont les meilleurs dans ce domaine. On se les arrachait à Wall Street et à la City». Un âge dor qui paraît aujourdhui bien révolu.
Cest dailleurs ce dernier, Philippe Moryousssef, qui, le premier, a intéressé les enquêteurs anglais chargés de faire la lumière sur les manipulations du Libor, ce taux interbancaire qui sert de référence sur les marchés financiers. Après avoir fait ses premières armes à la Société Générale à Paris, Moryoussef est passé par la Barclays, Royal Bank of Scotland, Morgan Stanley puis Nomura à Singapour, quil a été obligé de quitter après les premières révélations sur cette affaire. Ce sont ses activités à la Barclays, entre 2005 et 2007, qui sont visées par lenquête. Barclays a déjà été condamné à une amende de 360 millions deuros pour avoir manipulé le Libor et son Pdg contraint à la démission.
«Les diplômés de nos grandes écoles sont les meilleurs dans ce domaine»
Philippe Moryoussef est soupçonné davoir été le chef dorchestre dun réseau de plusieurs traders dans de grandes banques internationales, qui aurait trafiqué le Libor en fonction des intérêts de leurs établissements. Parmi ces traders, trois Français: Didier Sander, ancien dHSBC, Christian Bittar, qui dirigeait le département produits dérivés à la Deutsche Bank, et Michael Zrihen, un ex du Crédit Agricole. Ce dernier a dailleurs été suspendu par son nouvel employeur, la banque suisse Lombard Odier, pendant la durée des investigations. Selon un financier basé à Paris, «cette forte présence des golden boy français dans ce dossier nest pas étonnante. Les diplômés de nos grandes écoles, Polytechniques, Mines ou Dauphine, sont les meilleurs dans ce domaine. On se les arrachait à Wall Street et à la City». Un âge dor qui paraît aujourdhui bien révolu.