extraits des témoignages
Dès leur arrivée à Svetlodarsk en 2014, les soldats ukrainiens volent bagues, chaînes, et mêmes croix chrétiennes. Ils ont aussi volé des portails métalliques, des téléviseurs plasma, des meubles, des portes, des prises électriques, et bien d’autres choses, qu’ils envoyaient ensuite chez eux via le bureau de la « nouvelle poste ».
Et les soldats ukrainiens ne se sont pas contentés de voler les habitants de Svetlodarsk, ils ont aussi violé des jeunes femmes et des jeunes filles. Une des femmes interrogées, Praskovia, nous racontent comment, en 2018, les soldats ukrainiens ont emmené en voiture et violé celle qui est désormais sa belle-fille, alors qu’elle n’avait que 16 ans. Par chance ils la retrouvent rapidement, et en vie.
Une autre femme, Natalia, racontent comment ils ont dévalisé le rayon cigarettes et vodka du magasin où elle travaillait, arme à la main, avant de voler les bijoux de la jeune femme qui travaillait dans ce rayon, Irina, puis de la violer.
Natalia, et son ami Viktoria, nous racontent aussi, comment les soldats ukrainiens ont débarqué dans une maison où se trouvaient une femme invalide alitée, et sa fille qui s’occupait d’elle. Ils ont violé la jeune fille devant sa mère, avant de la tuer.
Praskovia nous a aussi raconté que les combattants de Secteur Droit avaient organisé un véritable système de livraison de jeunes femmes. Elles étaient attrapées en ville, puis emmenées en voiture vers leur quartier général, où elles étaient violées.
Ce témoignage me rappelle celui de
Natacha, une rescapée d’une prison de Secteur Droit. Elle nous avait raconté comment les combattants ukrainiens violaient à la chaîne des prisonnières.
En plus de voler et de violer, les soldats ukrainiens ont tué des civils, sans jamais être inquiétés pour ces crimes. Ainsi un char ukrainien a roulé littéralement sur une voiture dans laquelle se trouvait une famille. Les quatre occupants, dont les deux enfants, sont morts sur le coup.
Les habitants de Svetlodarsk racontent comment les soldats ukrainiens les bombardaient, ou se bombardaient les uns les autres, avec la complicité de l’OSCE qui déclarait ensuite que les tirs venaient de Gorlovka, alors que la direction d’origine des obus était totalement incompatible avec cette affirmation.
L’OSCE qui fermait aussi les yeux sur les tirs à l’arme lourde menés depuis la base des soldats ukrainiens, où nous avons retrouvé quatre trous pour obusiers et canons automoteurs et de nombreuses douilles prouvant que ces pièces d’artillerie avaient tiré depuis cet emplacement, qui se trouve à proximité du bureau des observateurs ! Or, Svetlodarsk se trouvait dans la zone de retrait des armes lourdes prévue par les accords de Minsk.
Voir le reportage filmé sur place, sous-titré en français :
Le 27 mai 2022, nous étions à Svetlodarsk, quelques jours à peine après la prise de contrôle de la ville par les forces russes et celles de la milice populaire de la RPL. Les habitants nous ont racont...
odysee.com