L'armée française persona non grata au Sénégal et au Tchad : où conserve-t-elle des bases en Afrique ?

  • Initiateur de la discussion Initiateur de la discussion Drianke
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Si j’ai envie d’aller au Donbass, j’irai et le monde entier le saura car je serai la première à l’annoncer. Mais j’ai très peu envie d’aller risquer ma vie sur un théâtre de guerre qui ne me concerne pas. Ma vie est suffisamment dangereuse comme ça

J'essaye de la convaincre d'y aller pour te donner raison. Elle me répond ça. :D :D
 
lol! Si si. J’avais dit à l’époque que si ceux qui ont écrit ça peuvent prouver que j’ai mis un pied au Donbass, je leur donne un 1 million de dollars. Mais s’ils ne peuvent pas prouver, alors c’est à eux de me donner le million. Ils ont fui 😂

Son commentaire... :D
Elle me met au défi. J'aime bien.
Je te filerai mon iban en privé.
 
Je ne sais pas tout. Je ne suis pas dieu (s'il existe :P)
Mais je sais exactement quels pays, quelles villes, elle a traversé ces 50 dernières années.

Tu m'excuseras, mon castillan n'est pas top, tu aurais mieux compris... :D
Donc tu ne sais pas me dire d'où vient cette interview de Nathalie Yamb devant des panneaux de surveillance électorale russe ? Intéressant.
 
En passant, une info pour te faire plaisir.
Je suis en train de faire un courrier pour annoncer aux autorités qu'un navire en principe sous embargo car transportant du Gasoil russe arrive ici, en espérant décharger sa cargaison.
Ce que je vais donc empêcher.
Content? ;)

Ça nous éloigne des bases française en Afrique, mais bon... :)
 
Tu affirmes un peu vite que c'est faux.

De quelles élections parle t elle ? Que faisait elle a ce moment précis en Russie ?
Elle répond à des questions qui ne l'interesse pas, posées sur les élections... étant en Russie (pas en novorussia :D)

Donc je répète, c'est faux.
Je dois répéter ce que je te répète depuis plusieurs messages, et que tu as déjà compris, ou ça va? :D
 

Macron-Afrique. Le clash​

MACRON EST EN DÉCALAGE PROFOND AVEC LES OPINIONS AFRICAINES

Depuis quelques années, la France fait figure de bouc émissaire des « crises » qui agitent certains États sahélo-sahariens dont les dirigeants – avec une acuité particulière depuis la cascade de renversements de régimes – l’accusent de tous les maux. Le président français, Emmanuel Macron, semble résolu, désormais, à ne rien céder sur le terrain de la « bouc-émissarisation ». Ce lundi 6 janvier, évoquant l’intervention militaire française au Sahel lors de la conférence des ambassadrices et ambassadeurs, le locataire de l’Élysée s’en est pris à « l’ingratitude » des dirigeants des pays où les troupes françaises ont fini par être chassées. « Je crois qu’on a oublié de nous dire merci ; c’est pas grave ; ça viendra avec le temps […]. Aucun ne serait aujourd’hui avec un pays souverain si l’armée française ne s’était pas déployée dans cette région », a asséné Emmanuel Macron, brut de décoffrage, dans un discours aux allures de sermon (« on avait raison » [d’intervenir], les autres ont tort d’avoir demandé notre départ).

Comme dirait un personnage de Truman Capote, « tout le monde est cinglé à la fin » de cette histoire d’amour que le président français appelait de ses vœux et dont l’issue lui est restée sur le cœur. Sa réaction explosive, hors de toute proportion, loin de la retenue diplomatique que lui impose pourtant sa fonction, est, certes, à mettre sous le coup de l’émotion. Mais elle traduit aussi la fâcheuse coutume des dirigeants français de céder au mépris et au désir de blesser lorsqu’ils s’expriment sur l’Afrique ou sur une région du continent, avec un topo hérissé de paternalisme, en décalage profond avec une opinion publique africaine francophone de moins en moins complexée. Cette condescendance amplifie le rejet de la présence militaire française et nourrit le « panafricanisme de bon aloi » porté par ceux qu’Emmanuel Macron qualifie de « faux intellectuels » au service de la Russie.

Au Mali, des responsables politiques conservent très présent à l’esprit le « nous serons intraitables là-dessus [sur les élections à la fin du mois de juillet 2013] », pas si lointain, de François Hollande. Les souvenirs du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy ne se sont pas éteints comme les braises du feu au petit matin. Pas plus que la venue d’Emmanuel Macron à Gao, sur la piste de la base de l’opération Barkhane, en 2017, juste après son élection, sans même passer par Bamako – obligeant son homologue Ibrahim Boubacar Keïta à le rejoindre. Pourtant, le président français n’a cessé de prétendre qu’il serait l’homme de la rupture dans les relations avec le continent africain, allant jusqu’à annoncer la fin de la « Françafrique ». Las ! Cette promesse s’est peu traduite dans les faits, et la tension avec le Sahel a déstabilisé encore davantage le prestige de la France.

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Emmanuel Macron, ou l’incarnation de l’impunité et du déni français sur la décennie d’intervention militaire au Sahel​

Le 6 janvier 2025, lors de la conférence annuelle des Ambassadrices et des Ambassadeurs de France, Emmanuel Macron a suscité l’indignation en déclarant que la France a eu "raison" d’intervenir militairement en Afrique "contre le terrorisme depuis 2013", regrettant “l’ingratitude” des chefs d’État africains... Il faut reconnaître la performance du Président français : de la Libye au Sahel, entre exonérations des règles de droit international et soutien aux régimes autoritaires ou corrompus, ignorer l’effet déstabilisateur des interventions françaises relève de l’exploit.

Stratégie exclusivement sécuritaire, imposée de l’extérieur et qui s’est révélée inefficace, bavures systématiquement niées, exonérations des règles de droit international, instrumentalisation de l’aide au développement, soutien aux régimes autoritaires ou corrompus... Telles ont été les modalités d’action de l’armée française pendant une décennie au Sahel (analysées dans notre Dossier Noir De l’huile sur le feu. La France en guerre contre le terrorisme en Afrique, 2024). Et pour lesquelles Emmanuel Macron estime que les chefs d’Etat Africain ont « oublié de dire merci »... Il faut reconnaître la performance du Président français : de la Libye au Sahel, ignorer l’effet déstabilisateur des interventions françaises relève de l’exploit.

Le 13 janvier 2020 déjà, alors que le Président français convoquait les chefs d’Etat des pays du G5 Sahel à Pau, un collectif de personnalités sahéliennes fustigeait l’ingérence française : "comment occulter que la défense des intérêts économiques régionaux, les enjeux de puissance internationale de la France et l’obsession de la lutte contre les migrations, sont le socle d’une intervention militaire vouée aux gémonies par les peuples qui la vivent au quotidien ?".

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Une nouvelle stratégie militaire du néo-colonialisme français en Afrique​


Les partis de gauche d'Afrique de l'Ouest avertissent que les annonces faites par les régimes soutenus par la France dans ses anciennes colonies africaines concernant le retrait de ses troupes sont une tentative de tromper le mouvement anti-impérialiste en dissimulant sa présence militaire au regard du public.
Dans son discours du Nouvel An, Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire depuis 2010 lorsqu’il a pris le pouvoir avec l’aide d’une intervention militaire française, a annoncé « nous avons décidé du retrait coordonné et organisé des forces françaises » du pays.

Cependant, son discours n’a fait aucune mention de la résiliation des accords militaires de 1961 avec la France. « Ces accords sont à la racine du problème. Tant que ces accords existeront, la France pourra les utiliser pour mener des manœuvres militaires ou intervenir à la demande de ses serviteurs au pouvoir en Côte d’Ivoire », a déclaré à Peoples Dispatch Achy Ekissi, Secrétaire Général du Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI).

Le seul engagement concret pris par Ouattara dans son discours était que « le camp du 43e BIMA, le Bataillon d’Infanterie de Marine de Port-Bouët, sera remis aux Forces Armées ivoiriennes à partir de janvier 2025. »

Initialement connu sous le nom de 43e Régiment d’Infanterie, ce bataillon, créé en 1914 comme détachement de l’armée coloniale française en Côte d’Ivoire, a servi la France « pendant les deux guerres mondiales, la guerre d’Indochine et la guerre d’Algérie. En 1978, il a été rebaptisé 43e BIMA (Bataillon d’Infanterie de Marine à Abidjan) sans modifier sa mission principale : sauvegarder les intérêts impérialistes, particulièrement ceux de la France, surveiller les régimes néo-coloniaux, et intervenir militairement si nécessaire pour maintenir l’ordre néo-colonial », a déclaré le PCRCI dans un communiqué.

Directement sous commandement français, ce bataillon « est l’un des visages visibles de la domination française en Côte d’Ivoire », que l’ancienne puissance coloniale doit rendre invisible afin de sauver les derniers points d’appui militaires qui lui restent dans ses anciennes colonies de la région ouest-africaine.

La France se réorganise vers « Un modèle moins ancré, moins exposé » de déploiement militaire

« Nous avons des bases au Sénégal, au Tchad, en Côte d’Ivoire et au Gabon. Elles sont situées dans les capitales et parfois même au sein de zones urbaines en expansion, rendant leur empreinte et leur visibilité de plus en plus difficiles à gérer. Nous devrons adapter la structure de nos bases pour réduire les vulnérabilités, en suivant un modèle moins ancré, moins exposé », a estimé le général Thierry Burkhard, Chef d’État-Major des Armées françaises, en janvier 2024.

À cette époque, la France avait perdu ses principales bases dans la région. Au milieu d’une vague de protestations contre la domination économique et militaire continue de la France sur ses anciennes colonies, les régimes qu’elle avait soutenus au Mali, au Burkina Faso et au Niger ont été renversés par des coups d’État soutenus par les mouvements anticoloniaux.

Les gouvernements militaires populairement soutenus qui les ont remplacés ont ordonné le départ des troupes françaises. Endurant des sanctions, des menaces d’invasion militaire soutenue par la France et des attaques de groupes terroristes qu’elle soutiendrait prétendument, les trois pays voisins se sont unis pour former l’Alliance des États du Sahel (AES).

Revigorés par leur succès, les mouvements populaires dans d’autres pays énumérés par Burkhard se développaient, posant une menace accrue pour les bases françaises et ses régimes alliés, de plus en plus perçus comme des marionnettes françaises dans la région.

Moins de trois mois après que le général eut souligné la nécessité d’un « modèle moins ancré, moins exposé » de déploiement militaire français dans cette région, Macky Sall, qui était alors le président sénégalais soutenu par la France, a été évincé par vote populaire lors de l’élection de mars 2024. Promettant de libérer le Sénégal du joug du néocolonialisme français, le leader de l’opposition d’alors, Bassirou Diomaye Faye, a remporté l’élection, malgré la violence pré-électorale et la répression du gouvernement de Sall.....................


 

Boulevard Mamadou Dia: le chef de l’État honore un héros de l’indépendance, symbole d’intégrité et de résistance​

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C’est une décision de taille. À l’occasion de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décidé de donner le nom de Mamadou Dia à l’actuel boulevard « Général De Gaulle ». Un hommage mérité à l’un des pères de l’indépendance de notre pays, que Joseph Ki-Zerbo considérait comme un « grand baobab habité par un peuple d’oiseaux ».

« Cette année, la fête de l’Indépendance sera marquée d’une pierre blanche par la décision du chef de l’État de donner le nom du président Mamadou Dia à un axe emblématique de la capitale : le boulevard Général De Gaulle. Pour rappel, cette artère, anciennement appelée allées Coursins, avait été choisie par Mamadou Dia, alors président du Conseil, pour accueillir le deuxième défilé du 4 avril en 1962. Mamadou Dia fut également, aux côtés de Modibo Keïta, l’un des cosignataires des accords de transfert de compétences du 4 avril 1960, qui ont consacré l’indépendance de la Fédération du Mali (Sénégal et Soudan) avec le général Charles De Gaulle, alors président de la République française et de la Communauté française », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Njekk Sarré, ce mercredi 2 avril, citant le communiqué du Conseil des ministres tenu au palais de la République.............

 
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