Omar ibn khattab

II reprit :

"Or, nous venons de commettre cette erreur !"

Ils s'éloignèrent alors.
Un jour, il vit un homme en train de commettre un vol, 'Umar l'interpella, mais l'homme nia cet acte et jura par Dieu qu'il était innocent; Le Calife lui dit :

"Tu dis vrai et les yeux de 'Umar ont ment !"

Sa vénération pour Dieu était telle qu'il refusait d'admettre qu'on puisse jurer en Son Nom et mentir.
C'est à juste titre que le Prophète :: a dit à son propos, en le montrant du doigt :

"Celui-là est la clef de la voûte qui vous protègera de la désunion (fitna). Tant qu'il sera parmi vous, il sera comme une porte bien fermée devant toute division" rapporté par Al-Bazzâr.
on comprend mieux comment certains hadiths passe bien,

les hadiths dise la vérité, est notre faculté a reflichire son fausse :fou::D
 
La mort d'un homme d'exeption.

La communauté avait encore grandement besoin de ses nombreuses vertus et qualités, lorsqu'une main criminelle vint mettre un terme une vie pleine de bienfaits et de mansuétude pour les créatures de Dieu. Alors qu'il était recueilli dans la prière de l'Aube à la mosquée, un captif persan appelé Fayruz et surnommé Abû Lu'lu'a, l'assassina par traîtrise en le poignardant à plusieurs reprises. Touché, 'Umar eut le temps de désigner Ibn 'Awf pour qu'il continue la prière collective, puis il s'affaissa sous l'effet de la douleur. Lorsqu'il sut l'identité de son agresseur, il dit :

" Béni soit le Seigneur qui a fait que mon assassin ne soit pas un musulman. Je sais que les Arabes n'auraient jamais pensé à faire une chose pareille !"

Sur les causes de son assassinat, les versions divergent. on rapporte que son assassin l'avait tué à cause d'une affaire de justice dans laquelle il s'était estimé lésé. On rapporté aussi que son assassinat entrait dans le cadre d'un complot fomenté par des personnalités persanes restées fidèles au mazdéisme; Toujours est-il que son assassinat fut une catastrophe pour les musulmans qui ne s'en remirent jamais; Um Ayman a résumé la pensée des musulmans en disant le jour de sa mort :

"Aujourd'hui, l'Islam est tombé !"

Avant de rendre l'âme, il eut encore une dernière pensée pour le destin de sa communauté en pensant à sa succession. Au début, dit-on, il ouliat lui même désigner un successeur, puis se ravisa. il avait dit :

"Si Salâm, le domestique de hudayfa était encore en vie, je lui aurait confié le califat"

Il laissa le choix aux plus proches compagnons du Prophète :: de désigner son successeur; il convoqua 'Ali ibn Abî Talib, 'Uthmân Ibn 'Affân, Az-Zubayr Ibn Al-'Awwâm, Sa'd Ibn Abî Waqqâs, 'Abd Ar-Rahmân Ibn 'Awf et Talha Ibn 'UbaydAllâh Radi Allâh ^Anhou et leurs dit :

"Consultez-vous et choisisez le plus apte d'entre vous. 'AbdAllâh Ibn 'Umar sera votre témoin, mais il ne sera pas concerné par la succession. Entre temps, charger Suhayb de diriger la prière."

Il s'adressa ensuite au chef des Ansârs, Abû Talha Al-Ansârî et lui dit :

"Ô Abû Talha ! Dieu a honoré par vous l'Islam, choisis 50 hommes des Ansârs et soyez avec vos frères jusqu'à ce qu'ils élisent l'un d'entre eux."

Sur ce, il rendit l'âme et fut enterré à côté de la tombe du Prophète :: dans la chambre personnelle du Messager d'Allâh :: . Il fut le seul, avec Abû Bakr radhiAllâhou'anhoum, à y être enterré; il avait alors 60 ans. Que Dieu l'agrée et le récompense pour le bien qu'il a apporté. amine.
 
Omar et l'armée musulmane

Omar était le grand stratège de l'armée musulmane organisant les programmes logistiques de l'armée. Il installa pour cela des casernements dans différentes villes avec vivres et chevaux. Il établit à Koufa une caserne pour la logistique avec, en réserve, quatre mille cinq cents à cinq mille chevaux, sous la responsabilité de Salman ben Rabi'a Al-Bahili.

Il réorganisa l'armée, en la dotant d'un service administratif. Il fixa la solde et pris en charge les familles des combattants pendant leur absences. Il s'intéressa le plus, du moral des combattants, et de leur piété.

Omar ben Al-Khattab fut le premier à organiser l'armée musulmane pour la reconstituer en une armée régulière. Il établit le service des soldats qui tenait les registres des noms des militaires, de leur grade, et de leur affectation. Il planifia la hiérarchie militaire et les différents pouvoirs :

Al-khalifa commandait à ses soldats,
Caïd avait les hommes sous ses ordres,
Emir Al-kourdouç à la tête de 1 000 hommes,
Emir Al-djaïch : le plus haut gradé était à la tête de 10 000 hommes ou plus. Il veillait lui-même à l'entraînement de la cavalerie à l'extérieur de Médine.

Omar mit sur pied le Conseil de guerre et fixa également la discipline militaire.

Il envoya à ses généraux cette "Note de service" :

"Vous ne devez en aucun cas maltraiter les guerriers musulmans car vous risquez d'engendrer par votre conduite le désordre et le découragement. Ne les privez pas de leur droit, car vous les rendrez ingrats. Ne les faites pas camper dans des lieux malsains et marécageux, c'est une négligence qui les perdra physiquement ! " Omar ben Al-Khattab était très strict et très sévère concernant la conduite des Musulmans vis-à-vis des habitants des différentes villes et régions conquises par les Musulmans. Il avait rédigé l'ordre suivant aux diverses troupes musulmanes :

"Si vous descendez dans un lieu et que vous fâites un geste ou que vous énoncez ne serait-ce qu'un mot que le non-Arabe comprend comme étant une promesse de votre part au sujet de quelque chose, vous êtes dans l'obligation de vous en acquitter même si vous objecterez votre ignorance des us et coutumes ou de la langue locale, cela ne vous dispensera pas de cette imputabilité."
 
Omar et les recommandations

Lorsque Omar désigna Sa'd à la tête de l'expédition contre les Perses (Al-Qadissya) il lui dit: "O Sa d ben Wouhayb ! Ecarte la prétention et l'orgueil de ton coeur, on dit que tu es de la famille des oncles maternels du Messager d'Allah ! En vérité, Allah n'efface pas le mal par le mal. Il efface le mal par le bien ! Allah n'a de lien de parenté avec personne, à l'exception du lien de l'adoration du serviteur vis-à-vis de son Créateur. Pour Allah, les riches et les pauvres, sont égaux. Il est leur Seigneur, et ils sont Ses serviteurs. S'ils se distinguent, c'est par leur abstinence, et ils ne peuvent atteindre ce qui est auprès d'Allah que par leur soumission totale. Alors rappelle-toi bien comment était le Messager d'Allah, depuis le commencement de sa mission jusqu'à ce qu'il rejoigne son Seigneur, et maintiens-toi fermement à lui. Voilà à quoi je t'incite ! Si tu l'omet et t'en écarte, ton action sera illusoire, et tu seras parmi les perdants !"
 
Omar et les provinces musulmanes

La superficie de l'Etat islamique s'agrandit grâce aux victoires musulmanes par les prises de l'Iraq, du Cham : (Jordanie, Palestine, Syrie, et le Liban) et de l'Egypte, pour des mobiles de planification, et de défense des intérêts des Musulmans le calife Omar ben Al-Khattab découpa les terres conquises en provinces, à la tête de chacune d'elle, il désigna un gouverneur (wali). Une grande partie des gouverneurs furent des Compagnons du Messager Al-Moughira ben Chou'ba, Abou `Oubayd ben Al-Djarrah, selman Al-Farissi :love:et Abou Moussa Al-Achâari.

La tâche des gouverneurs était de diriger les Offices, de prendre soin à l'application de la Loi d'Allah (cha'ria). De veiller sur intégrité territoriale et de combattre les ennemis de l'Etat musulman. De faire régner l'ordre et la sécurité entre les citoyens avec la coopération d'un juge (cadi) et du directeur du cadastre. Le gouverneur était seul responsable des affaires financières de la province, dont il était garant devant le Calife.

Allahou Akbar.
 
Omar et la Justice

Omar mit un service de surveillance des gouverneurs, concerné autant par leur méthode d'administrer que par les richesses qu'ils se procuraient. II nomma comme vérificateur (wakil) Mohammed ben Maslama. Un homme intègre dont la mission était de rendre compte au Calife de la véracité des plaintes que la population (musulmane où non) déposait contre son gouverneur.

L'exemple de la plainte déposée par un Copte d'Egypte contre le gouverneur `Amr ben Al-`Aç et son fils. Ce fut lors d'une course de chevaux que le fils de `Amr ben Al-`Aç perdit contre un Copte. Il flagella ce dernier et l'emprisonna, en justifiant cette iniquité par son rang, c'est-à-dire "fils de deux nobles." Le Copte réussit à s'échapper de sa geôle, se rendit à Médine où il présenta son cas à Omar qui rappela de toute urgence `Amr ben Al-`Aç et son fils. S'étant attesté de l'exactitude des faits, il donna l'ordre au Copte de se faire justice lui-même en infligeant au "fils des deux nobles" le même châtiment que celui qu'il endura, puis il lui redonna le fouet pour qu'il fasse de même avec le père, ce que le Copte refusa, considérant qu'il avait obtenu satisfaction. C'est à cette occasion que Omar ben Al-Khattab énonça la mémorable allocution :

"Depuis quand vous attribuez-vous le droit de réduire en esclavage des hommes, alors que leur mère les a engendré libres ? "

Il libéra tous les esclaves, et décréta l'abolition de toute forme d'esclavage en Arabie. Il se réunit annuellement avec ses gouverneurs, durant la période du grand Pèlerinage, pour d'une part, un compte rendu par les gouverneurs et d'autre part trancher les litiges, si litige, il y avait. Le rigorisme de Omar en matière de justice était connu de tous.

On rapporta ceci : Le fils de Omar qui était en Egypte, commit un adultère. Le gouverneur `Amr ben Al-`Aç n'a pas osé rapporté le fait au Calife, ce fut quelqu'un d'autre qui avisa Omar . Le Calife écrivit au gouverneur pour avoir le coeur net, `Amr confirma le délit. Il convoqua et le gouverneur et son fils à Médine, où il flagella son fils en public conformément à la Loi d'Allah, jusqu'à ce que mort s'en suive. Son fils mourut au quatre-vingtième coup de lanière.

Allahou Akbar.
 
C'est Omar qui sépara le pouvoir exécutif du pouvoir judiciaire. La fonction du juge (cadi) fut totalement indépendante, libre de toute contrainte et d'éventuelles influences des gouverneurs.

Le Messager d'Allah a dit : «Sur trois juges (cadi) deux iront en Enfer et un au Paradis.»

Allahou Akbar quelle lourde responsabilité mais ils ne savent pas!
 
Selon Chi'bi, Omar se mit d'accord avec le propriétaire d'un cheval qu'il voulait acheter. Il l'utilisa sans en avoir acquitter le prix, pour le transport de matériaux. Entre temps le dit cheval, lors de ce transport se blessa le pied. Son propriétaire demanda réparation à Omar. Le Calife demanda à son adversaire de choisir un homme pour trancher ce litige. Le belligérant choisit Chouraih Al-Iraqi . Les deux parties lui posèrent le cas.

Chouraih dit à Omar : "Vous avez pris le cheval en bonne santé, vous devez le rendre en cet même état à son propriétaire." L'exactitude du verdict rendu par Chouraih plut à Omar il le désigna au poste de juge (cadi) à Koufa.

Pour la surveillance des poids et mesures ainsi que la qualité des marchandises, Omar désigna une femme du nom de Ash-Shifa', afin d'inspecter, contrôler et supprimer les éventuelles exagérations publiques dans les marchés de Médine.

Il a été rapporté qu'un jour César dépêcha un agent vers Omar Ibn Al-Khattab pour s'enquérir de sa condition et de sa politique. Une fois à Médine, il demanda aux Musulmans : "Où puis je touver votre roi ?" On lui répondit : "Nous n'avons pas de roi, mais un Emir ! Il est quelque part, hors de la ville".

Il partit à sa recherche. Il le trouva couché à même le sable, et pour oreiller son bâton. L'apercevant dans cette posture, il fut impressionné et dit : "Cet homme, redouté de tous les rois par peur, mène une vie pareille ! C'est sûrement sa justice qui lui concède de jouir d'un sommeil aussi calme. Alors que notre roi, qui est inique, est toujours sur ses gardes."

Tabari rapporta que Omar ben Al-Khattab a dit :

"Si un pâtre, au bord du Tigre ou de l'Euphrate, (deux fleuves d'Irak, à plus de trois mille kilomètres de Médine) égarait un mouton, j'aurais la crainte qu'Allah ne m'en demande des comptes, pour ne pas veiller sur son bien."

On rapporte, un jour Bilal vint voir Omar Aslim son serviteur, l'informa qu'il dormait. Bilal en profita pour demander comment se conduisait Omar avec les siens et son entourage. Aslim lui répondit : "C'est le meilleur des hommes, mais quand il se met en colère, cela fait peur !"

Bilal lui dit : "Si chaque fois qu'il se mette en colère, tu lui lis le Coran, il s'apaisera et sa fureur disparaîtra." Parlant de la justice, Omar dit : "Cette responsabilité nécessite quelqu'un qui se comporte avec une sévérité sans coercition, et une bienveillance sans complaisance."

Ainsi fut Omar le calife juste. Al-Farouq : le séparateur entre le bien et le mal, la justice et l'injustice. entre l'équité et l'iniquité, la légalité et l'illégalité, l'honneur et le déshonneur, la vertu et le vice, l'honnêteté et la malhonnêteté et enfin entre la dignité et l'indignité.

Qu'Allah le Tout-Puissant l'enveloppe dans Sa miséricorde.Amine
 
Retour
Haut