azzizi92240
Nomade
Ne cachez plus votre amant dans le placard. Présentez-le à votre partenaire ! Telle est la philosophie des polyamoureux. La monogamie battant de l'aile - un mariage sur trois finit en divorce -, ceux-là ont décidé de mener plusieurs amours de front. Ni libertins ni sex addicts, ces "grands romantiques" sont bien décidés à faire accepter leur mode de vie.
"Polys "et fers de l'être, donc... Prêts à braver le jugement des bien-pensants. Sur le web, surtout. Les sites spécialisés fleurissent : amours.pl, polyamour.be, polyamour.info... Les vieux routards du polyamour y rencardent les petits nouveaux, les curieux questionnent, des filles "qui s'assument r acontent leurs histoires tumultueuses. Certains n'hésitent pas à dévoiler leur visage et leurs histoires les plus intimes. Julia, Christophe, Nicolas et Charlotte ont monté un blog - Poly4mour, une histoire à quatre - et chroniquent jour après jour leur quotidien compliqué. Les engueulades, les moments sympas, les déchirements et la jalousie qui monte, parfois...
Comme toute Eglise, celle de l'amour au pluriel a son prophète, Charles Fourier (1772-1837), l'inventeur du phalanstère, et sa grande prêtresse, l'écrivain Françoise Simpère. "Guide des amours plurielles" et "Aimer plusieurs hommes" (Pocket) sont en effet devenus l'ancien et le nouveau testament des poly-amoureux. L'auteur plaide la cause à la radio et dans les journaux, y clame que "l'amour unique est une utopie" . Autre visage sorti de l'anonymat, celui de Guilain Omont, trentenaire et entrepreneur indépendant, créateur d'amours.pl. Il est venu à la "polyphilie" tout naturellement, après avoir longtemps cru en la princesse charmante. Gringalet timide, Guilain fait taire les mauvaises langues : ni don Juan ni supermacho, un garçon normal, parfait pour banaliser ce mode de vie décrié.
Tendance du moment, le phénomène n'est pas neuf, qui a inspiré une foule de romans d'amour et de comédies à trois personnages ("Jules et Jim", "César et Rosalie", "Une femme peut en cacher une autre"). Dans la vraie vie, il a explosé dans les années 1970 - post-68, si l'on préfère. Mais les polyamoureux français d'aujourd'hui, suivant la vague américaine, le dépoussièrent. Ils en font quelque chose de "moderne". Pas de fleurs dans les cheveux ni de tuniques bariolées : ce sont des hommes et femmes de leur temps. Ils sont architectes, cadres, cuisiniers, enseignants. La tête sur les épaules, ils créent leur propre identité en se servant des outils 2.0. Rénovent la philosophie pour se débarrasser des images peu reluisantes qu'on lui accole - "En fait, c'est une grosse partouze votre truc..." Exit, aussi, le vilain terme "polygamie", qui véhicule des connotations machistes. "Polyamour", "amours plurielles" sonnent tellement plus romantique. Ce n'est plus la révolution sexuelle, c'est celle des sentiments. Pas toujours plus facile à vivre...
"Polys "et fers de l'être, donc... Prêts à braver le jugement des bien-pensants. Sur le web, surtout. Les sites spécialisés fleurissent : amours.pl, polyamour.be, polyamour.info... Les vieux routards du polyamour y rencardent les petits nouveaux, les curieux questionnent, des filles "qui s'assument r acontent leurs histoires tumultueuses. Certains n'hésitent pas à dévoiler leur visage et leurs histoires les plus intimes. Julia, Christophe, Nicolas et Charlotte ont monté un blog - Poly4mour, une histoire à quatre - et chroniquent jour après jour leur quotidien compliqué. Les engueulades, les moments sympas, les déchirements et la jalousie qui monte, parfois...
Comme toute Eglise, celle de l'amour au pluriel a son prophète, Charles Fourier (1772-1837), l'inventeur du phalanstère, et sa grande prêtresse, l'écrivain Françoise Simpère. "Guide des amours plurielles" et "Aimer plusieurs hommes" (Pocket) sont en effet devenus l'ancien et le nouveau testament des poly-amoureux. L'auteur plaide la cause à la radio et dans les journaux, y clame que "l'amour unique est une utopie" . Autre visage sorti de l'anonymat, celui de Guilain Omont, trentenaire et entrepreneur indépendant, créateur d'amours.pl. Il est venu à la "polyphilie" tout naturellement, après avoir longtemps cru en la princesse charmante. Gringalet timide, Guilain fait taire les mauvaises langues : ni don Juan ni supermacho, un garçon normal, parfait pour banaliser ce mode de vie décrié.
Tendance du moment, le phénomène n'est pas neuf, qui a inspiré une foule de romans d'amour et de comédies à trois personnages ("Jules et Jim", "César et Rosalie", "Une femme peut en cacher une autre"). Dans la vraie vie, il a explosé dans les années 1970 - post-68, si l'on préfère. Mais les polyamoureux français d'aujourd'hui, suivant la vague américaine, le dépoussièrent. Ils en font quelque chose de "moderne". Pas de fleurs dans les cheveux ni de tuniques bariolées : ce sont des hommes et femmes de leur temps. Ils sont architectes, cadres, cuisiniers, enseignants. La tête sur les épaules, ils créent leur propre identité en se servant des outils 2.0. Rénovent la philosophie pour se débarrasser des images peu reluisantes qu'on lui accole - "En fait, c'est une grosse partouze votre truc..." Exit, aussi, le vilain terme "polygamie", qui véhicule des connotations machistes. "Polyamour", "amours plurielles" sonnent tellement plus romantique. Ce n'est plus la révolution sexuelle, c'est celle des sentiments. Pas toujours plus facile à vivre...