En Allemagne, si tu n'es pas syndiqué, tu n'as pas d'avantages sociaux dans certains cas. C'est ce qui explique que contrairement à la France, les salariés allemands soient plus syndiqués que les salariés Français. Ceci dit, en France, il y a les corporatismes et par la voie des syndicats, ils sont de réels leviers pour paralyser l'économie et obtenir gain de cause quand cela est nécessaire. En France, cela est basé sur le conflit. En Allemagne, l'on craint la conflictualité.
Sans nul doute, la gestion centralisée et jacobine française a ses limites et l'on tend paradoxalement vers plus de centralisation. La DATAR (Délégation interministérielle à laménagement du territoire et à l'attractivité régionale) est quasiment inutile désormais et Sarko entend bien supprimer les couches de représentativité locales que sont les communauté de communes, collectivités territoriales, conseils généraux et régionaux. Cela, plus pour des raisons budgétaires que de structure.
C'est la France qui y perd en concentrant l'essentiel des richesses dans l'IDF; ce qui crée une France à deux vitesses.
Je ne comprends pas pourquoi l'Allemagne est subitement montrée comme exemple au prétexte d'une meilleure maîtrise budgétaire. Comme dit, la contrainte extérieure est très forte et comporte ses risques. L'Allemagne fait le choix de la lutte contre l'inflation (raison historique). Il n'est pas sûr que les critères du PSC soient vertueux. C'est la doctrine libérale allemande qui prévaut alors que nous n'avons pas encore de recul pour en faire l'apologie (surtout sans politique budgétaire communautaire commune). Les états utilisent les mécanismes déflationnistes compétitifs et non plus, les mécanismes monétaires. Le résultat est le même et ce sont les financiers qui y gagnent par une meilleure stabilité des taux à LT.
++