D après ses caractéristiques morphologiques et biologiques, le coléoptère
"Scarabaeus sacer" a été associé par les anciens Egyptiens avec le soleil et la terre. On propose
ensuite son identification à Osiris, dont il serait le modèle du fait de son développement ontogénique
qui passe par un stade nymphal, immobile et ďaspect mort, ďoù sort l'adulte comme s'il ressuscitait.
De même que le scarabée-(Osiris), les hommes aussi devaient passer par un stade mort, semblable à
sa nymphe (momie), préparant à une résurrection solaire. C'est autour de cette idée de victoire sur la
mort, de triomphe de l'Ordre, à laquelle ils attachèrent un intérêt passionné, que s'organise tout le
système religieux des Egyptiens
KHEPRI est Osiris , Atoum et Amon Ra , le Dieu qui renait chaque jour en triomphe sur la mort, le phenix sachant qu' Amon est le phenix: le benou le ba d' Amon et Jesus est le phenix
Dans la religion égyptienne, le Bennou, que les hiéroglyphes nous montrent sous l’aspect conventionnel d’un échassier couronné d’une aigrette, se rattachait aux cultes conjugués d’Osiris et de Râ. Il était, nous dit Ph. Virey, « le symbole des apparitions périodiques, des levers du Soleil, c’est dire — notons-le bien tout de suite — qu’il était un emblème des résurrections d’Osiris » (2).
Les images du Bennou sont toutes, d’ordinaire, en rapport avec le soleil, que ce soit au tombeau d’Osiris en Abydos, à Antéopolis ou à Captos et jusqu’à Edfou. À Captos, comme à Antéopolis, te Bennou, pourvu à son poitrail de deux bras humains les tend vers l’étoile Sathis (notre Sirius), dont l’apparition dans le ciel précède le lever du soleil (3).
Bans un texte trouvé dans le coffret funéraire d’ime reine d’Egyple, de la onzième dynastie, Osiris confie au Bennou le secret des choses de l’Eternité. Dans le Rituel des Morts, si intéressant avec ses notions du Purgatoire et de l’Enfer, Osiris dit encore : Je suis le Bennou, ce Grand qui est dans An (Héliopolis) ; je suis la loi de l’existence et des êtres (naissance, mort et résurrection) (4). On trouve très anciennement cet identification d’Osiris et de son oiseau consacré, mais il semble que ce ne soit qu’assez tardivement, dans le dernier millénaire avant notre ère, que, dans le temple d’Héliopolis, le Bennou a été honoré d’une légende propre à lui seul ; il la dût sans doute au sacerdoce héliopolitain jaloux de cacher, sous d’indéchiffrables énigmes, aux sacerdoces memphite et thébain la découverte astronomique qu’il avait faite de la « période sothiaque » et du « cycle circulaire » (5). Il ne vivait jamais, disait ladite légende, qu’un seul bennou sur la terre. Quand il sentait venir sa cinq centième année, il s’envolait, en passant d’abord par l’Arabie, jusqu’en Héliopolis, où les prêtres étaient divinement avertis de son arrivée ; il s’y construisait sur l’autel du temple du Soleil un bûcher fait de précieux aromates d’Arabie que les rayons du soleil embrasaient, et sur lequel il était consumé lui-même ; mais, de ses cendres, naissait aussitôt un petit ver qui se changeait avant la fin du jour en un nouveau bennou, plein de vigueur.

C’est saint Clément, l’un des premiers successeurs de saint Pierre sur le siège de Rome, qui, vers 79, écrit à l’Eglise de Corinthe : Voyez ce prodige paradoxal qui a lieu dans les régions de l’Orient, en Arabie ; il y a un oiseau nommé phénix, unique en son espèce et qui vit cinq cents ans… et le pape raconte la légende à la manière de Pline, d’Ovide et des autres auteurs latins, puis il conclut : Jugerons-nous que c’est une chose grande et étonnante que l’Artisan de l’univers opère la résurrection de tous ceux qui l’ont servi saintement avec la confiance d’une foi courageuse, quand il nous montre, même par un oiseau, la magnificence de sa promesse ? (7).
oraedes.fr
@compasion @Connexion1
"Scarabaeus sacer" a été associé par les anciens Egyptiens avec le soleil et la terre. On propose
ensuite son identification à Osiris, dont il serait le modèle du fait de son développement ontogénique
qui passe par un stade nymphal, immobile et ďaspect mort, ďoù sort l'adulte comme s'il ressuscitait.
De même que le scarabée-(Osiris), les hommes aussi devaient passer par un stade mort, semblable à
sa nymphe (momie), préparant à une résurrection solaire. C'est autour de cette idée de victoire sur la
mort, de triomphe de l'Ordre, à laquelle ils attachèrent un intérêt passionné, que s'organise tout le
système religieux des Egyptiens
KHEPRI est Osiris , Atoum et Amon Ra , le Dieu qui renait chaque jour en triomphe sur la mort, le phenix sachant qu' Amon est le phenix: le benou le ba d' Amon et Jesus est le phenix
Dans la religion égyptienne, le Bennou, que les hiéroglyphes nous montrent sous l’aspect conventionnel d’un échassier couronné d’une aigrette, se rattachait aux cultes conjugués d’Osiris et de Râ. Il était, nous dit Ph. Virey, « le symbole des apparitions périodiques, des levers du Soleil, c’est dire — notons-le bien tout de suite — qu’il était un emblème des résurrections d’Osiris » (2).
Les images du Bennou sont toutes, d’ordinaire, en rapport avec le soleil, que ce soit au tombeau d’Osiris en Abydos, à Antéopolis ou à Captos et jusqu’à Edfou. À Captos, comme à Antéopolis, te Bennou, pourvu à son poitrail de deux bras humains les tend vers l’étoile Sathis (notre Sirius), dont l’apparition dans le ciel précède le lever du soleil (3).
Bans un texte trouvé dans le coffret funéraire d’ime reine d’Egyple, de la onzième dynastie, Osiris confie au Bennou le secret des choses de l’Eternité. Dans le Rituel des Morts, si intéressant avec ses notions du Purgatoire et de l’Enfer, Osiris dit encore : Je suis le Bennou, ce Grand qui est dans An (Héliopolis) ; je suis la loi de l’existence et des êtres (naissance, mort et résurrection) (4). On trouve très anciennement cet identification d’Osiris et de son oiseau consacré, mais il semble que ce ne soit qu’assez tardivement, dans le dernier millénaire avant notre ère, que, dans le temple d’Héliopolis, le Bennou a été honoré d’une légende propre à lui seul ; il la dût sans doute au sacerdoce héliopolitain jaloux de cacher, sous d’indéchiffrables énigmes, aux sacerdoces memphite et thébain la découverte astronomique qu’il avait faite de la « période sothiaque » et du « cycle circulaire » (5). Il ne vivait jamais, disait ladite légende, qu’un seul bennou sur la terre. Quand il sentait venir sa cinq centième année, il s’envolait, en passant d’abord par l’Arabie, jusqu’en Héliopolis, où les prêtres étaient divinement avertis de son arrivée ; il s’y construisait sur l’autel du temple du Soleil un bûcher fait de précieux aromates d’Arabie que les rayons du soleil embrasaient, et sur lequel il était consumé lui-même ; mais, de ses cendres, naissait aussitôt un petit ver qui se changeait avant la fin du jour en un nouveau bennou, plein de vigueur.

C’est saint Clément, l’un des premiers successeurs de saint Pierre sur le siège de Rome, qui, vers 79, écrit à l’Eglise de Corinthe : Voyez ce prodige paradoxal qui a lieu dans les régions de l’Orient, en Arabie ; il y a un oiseau nommé phénix, unique en son espèce et qui vit cinq cents ans… et le pape raconte la légende à la manière de Pline, d’Ovide et des autres auteurs latins, puis il conclut : Jugerons-nous que c’est une chose grande et étonnante que l’Artisan de l’univers opère la résurrection de tous ceux qui l’ont servi saintement avec la confiance d’une foi courageuse, quand il nous montre, même par un oiseau, la magnificence de sa promesse ? (7).
L’Iconographie emblématique de Jésus-Christ (Le Phénix) (Louis Charbonneau-Lassay) — ORAEDES
Archivage d’un article pertinent pour les recherches conduites sur ORAEDES reproduit plein texte : L’Iconographie emblématique de Jésus-Christ (Le Phénix) (Louis Charbonneau-Lassay).
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