La France, enfer socialiste ou paradis des ultra-riches

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Certaines mesures fiscales prises par Hollande, notamment la taxe à 75% (finalement vidée de sa substance), le plafonnement du quotient familial, le plafonnement des allocations familiales, la refiscalisation des heures supplémentaires..., ont eu un impact durable.

Macron a tenté d'inverser la tendance, mais le mal était fait.
Le bilan de l'OFCE est beaucoup + nuancé que cela concernant la politique fiscale d'Hollande. Il ne condamne pas par principe la "consolidation budgétaire" mise en oeuvre, il explique que celle-ci ne fut pas étalée suffisamment dans le temps et pas en accord avec la politique d'austérité alors à l'oeuvre en Europe au même moment (et n'estime pas que l'une ou l'autre était la mauvaise à mener) :


"Le rythme de réduction du déficit a été trop rapide", estime ainsi le président de l'institut, Xavier Ragot, qui évoque une "erreur originelle partagée au niveau européen"

"les politiques de hausse d'impôt ont des effets importants à court terme, pour décroître progressivement", souligne l'OFCE, qui explique ainsi que l'amélioration n'intervienne "qu'en fin de mandat".



Quant à la politique Macronienne qui fut incomparablement pire en terme de résultats économiques :


  • Explosion de la dette publique (+ 1000 milliards)
  • Creusement du déficit
  • Dégradation des notes des agences
  • Dégradation du solde commercial
  • Creusement des inégalités
  • Appauvrissement d'une partie de la population
  • Baisse de la croissance


Factuellement, macron fut le président qui a le + ruiné et mal géré les finances de notre pays (et principalement du fait d'une politique de l'offre avec des réductions massives et inconditionnées des recettes).
 
Dans certains cas, les dépenses induites par le fait de travailler (coût des transports, grade d'enfants, frais en tous genres...) peuvent être supérieures au manque à gagner lié à la perte de revenus quand on ne travaille pas.
Et d'autre part, le fait de bénéficier de certaines prestations sociales (chômage, RSA) donne droit à un certain nombre d'aides et droits spécifiques, de tarifs avantageux, d'exemptions en tous genres, etc...
Les dépenses induites peuvent être supérieures dans certains cas non pas du fait du montant des aides qui seraient trop incitatives (qui rêvent de vivre avec un rsa ?) mais plutôt du fait des montants des salaires de ceux qui se retrouvent dans cette situation et qui sont bien trop bas (du fait de trappes à bas salaires mises en place par nos gouvernants, du fait d'une déréglementation croissante du marché du travail et de divers secteurs économiques qui compressent les salaires vers le bas en plaçant en concurrence les travailleurs Européens entre-eux ou ceux du Sud-Global avec le Nord-Global etc....), du fait de la fiscalité trop rigide sur les TPE et PME etc....
 
La France est ainsi un des pays de l'OCDE où le chômage structurel est le plus élevé, et ce n'est sans doute pas totalement étranger à cela
On ne peut pas raisonnablement faire des liens "au hasard" sans le moindre élément. Je veux dire, c'est comme affirmer que le haut taux de chômage serait dû à notre + grande appétence pour les fast-food par-exemple.
 
Je connais des personnes qui ont fait le choix de s'arrêter de travailler (officiellement), et qui s'en sortent mieux actuellement que quand elles travaillaient, avec un salaire de moins de 1800€.
Nos exemples personnels ne sont jamais suffisants pour traduire une réalité ou une simple tendance. Je ne sais pas s'ils s'en sortent mieux (ou bien tout court) que lorsqu'ils gagnaient moins de 1800 euros mais cela ne peut être le cas que dans des situations très spécifiques et certainement pas du fait d'un montant trop haut des aides.

Cependant, l'on peut affirmer qu'ils ne vivent assurément pas une "belle" vie avec leur rsa et qu'ils ne connaissent ni les vacances, ni les restos, ni bien des loisirs qui ne sont accessibles qu'avec des revenus de travail.

Cette image du rsiste qui se la coule douce en vivant une vie de rêve, cela n'existe nulle part.
 
Mais le travail est globalement dévalorisé par rapport aux aides sociales, et certains en profitent.
Vous l'avez dit, le travail est dévalorisé. Les aides ne sont pas survalorisées. Ce n'est pas parce que le travail ne paie pas assez que les aides sont trop hautes. Il n'y a aucun lien de corrélation entre les deux affirmations.
 
1) une ancienne expatriée aux USA, divorcée d'un riche Américain. Sa mère était millionnaire, et lui donnait 1500€ chaque mois.
Cette ancienne cliente a bénéficié de toutes sortes d'aides à son retour en France : logement social, RSA, CMU...
Et ? Conclusion ? Parce qu'une ancienne expatriée fille d'une millionnaire touchait le RSA, alors les 500 et quelques euros du RSA sont trop importants ?
 
2) Des personnes ayant bénéficié de 2 ans de chômage, qui ont multiplié les voyages à l'étranger, sans pour autant chercher activement d'emploi... Se contentant de faire leur auto-déclaration en ligne.
Parce que des personnes ont pu voyager durant leur chômage, alors les montants ou la durée d'affiliation du chômage sont trop importants ?

Je ne comprends pas trop ce que vous entendez dire avec vos exemples.
 
On ne peut pas raisonnablement faire des liens "au hasard" sans le moindre élément. Je veux dire, c'est comme affirmer que le haut taux de chômage serait dû à notre + grande appétence pour les fast-food par-exemple.

Ce n'est pas "au hasard".


La France bénéficie d'une protection sociale plus solide et de prestations sociales plus généreuses que chez la plupart de nos voisins.
Ce qui en soi est évidemment une bonne chose.

Le problème, c'est que, pour financer ces prestations, les charges sociales sont plus élevées qu'ailleurs....
Ces charges sociales élevées pèsent à la fois sur les entreprises (qui ont des difficultés à embaucher) et sur les salariés (salaires nets bien plus faibles que le salaire brut)

Étant donné la générosité des prestations et la faiblesse des salaires en France, il est dans certains cas préférable de ne pas travailler et de profiter (ponctuellement ou durablement) des prestations sociales.

La France, outre son taux de chômage structurellement élevé, d'ailleurs le plus fort taux d'absentéisme au travail de l'UE.

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Ajoutons à cela les rigidités du marché du travail français, la faiblesse de la formation, l'inadéquation entre offre et demande d'emploi, cela donne la situation française...


il est cohérent de dire que le fait de baisser les charges des entreprises, c'est une bonne chose pour l'emploi.

Malheureusement, ce n'est pas tellement ce levier (charges salariales) que Macron a actionné...
 
Dernière édition:
Parce que des personnes ont pu voyager durant leur chômage, alors les montants ou la durée d'affiliation du chômage sont trop importants ?

  • Peu de contrôles sur les chômeurs (c'est valable également pour les autres prestations, mais aussi la fraude fiscale...)
  • Durée d'affiliation anciennement trop longue (elle a d'ailleurs diminué, passant de 2 ans à 18 mois, et peut-être bientôt 1 an)
  • Droits au chômage qui se rechargent vite, à tel point que certains attendent de recharger leurs droits pour se remettre au chômage... et alternent ainsi de leur plein gré emploi et chômage.
 
Dernière édition:
Quels sont les pays Européens où les déficits ont + dérapé qu'en France sous Sarkozy ?

Je viens de trouver un graphique intéressant.

En réalité, le seul gouvernement qui a connu des déficits publics inférieurs à la moyenne européenne, c'est le gouvernement Jospin (1997-2002)

Sous Sarkozy/Fillon, les taux de déficit sont restés légèrement plus élevés que la moyenne européenne (1 point de plus en moyenne)

C'est véritablement sous Hollande que le gap s'est creusé : 2 à 3 points de déficits supplémentaires en France par rapport à la moyenne de l'UE.

Macron n'a pas pour autant redressé la barre, au contraire...

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Dernière édition:
Le problème, c'est que, pour financer ces prestations, les charges sociales sont plus élevées qu'ailleurs....
Ces charges sociales élevées pèsent à la fois sur les entreprises (qui ont des difficultés à embaucher) et sur les salariés (salaires nets bien plus faibles que le salaire brut)

Étant donné la générosité des prestations et la faiblesse des salaires en France, il est dans certains cas préférable de ne pas travailler et de profiter (ponctuellement ou durablement) des prestations sociales.
Le problème étant que cela fait + de dix ans que l'on entend ce discours et que cela fait + de dix ans que l'on mène une politique de l'offre (qui a véritablement commencé sous Hollande) qui n'a produit aucune conséquence positive, si ce n'est un creusement des inégalités et une explosion des + grosses fortunes.

Toutes les études expliquent que cette baisse des charges n'a eu aucun impact sur l'emploi (ou alors pour des coûts faramineux) et l'investissement. En réalité ce que l'on constate, c'est que les réductions de charges et les aménagements en terme de fiscalité n'induisent qu'une hausse de versement de dividendes.

Exemple, lors de la mise en place du CICE, Pierre Gattaz (patron des patrons) avait annoncé que cela créerait 1 million d'emploi et avait refusé de s'engager sur des contreparties imposées aux entreprises (car en effet, le CICE ne contraignait les entreprises à absolument rien malgré le coût faramineux du dispositif).
Au final, comme les principales subventions publiques, ceux sont les + grosses boites qui ont le + bénéficié de ces aides et le nombre d'emploi créé n'a été que de 100 000 pour un coût astronomique (il aurait été bien moins couteux de créer 100 000 postes de fonctionnaires à la place par-exemple).

L'argent qui était censé servir à l'investissement et à la création de postes servait en fait à augmenter les marges et donc in fine à mieux rémunérer les actionnaires (la propre entreprise de Gattaz avait bénéficié de quasiment 1 million d'euros qui avait été intégralement reversé à sa famille).

"epuisDepuis 2013, l’État a reversé 48 milliards d’euros aux entreprises, grâce au dispositif crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Pour quel résultat ? Personne ne sait en chiffrer l’impact. Alors que François Hollande a annoncé son intention d’augmenter les allégements consentis à toutes les entreprises pour les porter de 6 % à 7 % de la masse salariale jusqu’à 2,5 fois le Smic, un rapport de la commission des lois du Sénat, présenté par la sénatrice (PC) Marie-France Beaufils, mardi 19 juillet, prouve que cette mesure phare du quinquennat est pratiquement sans effet, sauf sur les finances publiques."


"En quelques années, Radiall, l’entreprise dirigée par le patron des patrons, a réduit à néant, ou presque, sa contribution fiscale en France, tout en bénéficiant des crédits et en multipliant les dividendes. De quoi susciter une vraie bronca, loin du faux bras de fer avec le gouvernement."



Il en est de même des divers dispositifs inités par Macron (qui coûtent, je le rappelle la bagatelle de 60 milliards d'euros par an) qui ne produisent aucun effet sensible sur l'emploi et l'investissement et qui ne servent principalement qu'à une meilleure rémunération des actionnaires. Raison pour laquelle le seul effet sensible constatable est une explosion des grosses fortunes et du versement des dividendes (France championne du monde en 2024 il me semble).

Donc non, il est faux de dire que le chômage, la compétitivité Française, la balance des paiements sont la conséquence des charges qui pèsent sur les entreprises car l'on constate que les réduire ne produit aucun effet sensible dans ces domaines. Ce qui nous plombent c'est ET l'euro qui n'est pas adapté aux économies de nombre de pays Européens (si ce n'est l'Allemagne qui est la grande gagnante avec cette monnaie) ET une certaine mentalité Française qui est analogue à celle que l'on avait pu observer lorsque l'état avait baissé la TVA sur les restaurants et qui n'avait induit aucune baisse de prix des repas mais juste de + grands profits pour les restaurateurs.
 
Ajoutons à cela les rigidités du marché du travail français, la faiblesse de la formation, l'inadéquation entre offre et demande d'emploi, cela donne la situation française...
Voilà un autre mythe en ce qui concerne la déréglementation du marché du travail. Cela fait partie d'une doxa pour les économistes libéraux au même titre que les privatisations, la libéralisation de l'économie, la libre circulation des capitaux etc....

Le FMI et la Banque mondiale imposaient cette flexibilité aux pays en voie de développement qui devaient passer par ces institutions pour se réformer conformément à leurs plans, pour des conséquences désastreuses sur l'emploi (on l'a constaté en Europe avec l'exemple de la Grèce post-crise). Au final, cela ne faisait que renforcer la précarité de l'emploi, abaisser le statut des travailleurs pauvres, creuser les inégalités. Il s'agit d'une doctrine ultra libérale qui ne profite qu'aux employeurs qui trouvent là un moyen d'augmenter leurs marges et certainement pas à l'économie globale des pays qui l'expérimentent et encore moins aux travailleurs qui ne voient aucun ruissellement issu des employeurs leur revenir dessus.

D'ailleurs, la Banque mondiale elle-même revenait, en partie en tous cas, sur cette politique qui n'a eu que des effets désastreux sur les travailleurs :

"une note d'orientation sera publiée qui précisera que les indicateurs ne représentent pas la politique de la Banque mondiale et ne doivent pas être utilisés comme base de conseils pratiques, ou dans aucun document de programme de pays qui décrit ou évalue une stratégie de développement ou un programme d'assistance pour un pays bénéficiaire. La note mettra l'accent sur l'importance des approches réglementaires qui facilitent la création de nouveaux emplois dans le secteur formel avec des garanties suffisantes pour les droits des salariés qui les prémunissent contre le déplacement du risque de l'entreprise aux salariés et aux familles à faible revenu....."
la création d'un nouvel indicateur de protection des travailleurs/euses.......et sur le marché du travail et les questions de protection de l'emploi -- en vue d'établir des règles qui aident à créer des emplois robustes avec une protection suffisante dans le secteur formel, capables de résister aux crises à venir. Le développement d'un nouvel indicateur de protection des travailleurs/euses (WPI)
"Après avoir été très critiquée pendant des années par les syndicats, la Banque mondiale a finalement donné comme instruction à ses fonctionnaires de cesser d'utiliser les indicateurs de l'emploi de sa publication phare "Doing Business" qui donnent un indice plus élevé aux pays dans lesquels la protection des travailleurs/euses est la plus faible. Cette méthode a été utilisée pour pousser les pays en développement à adopter des politiques strictes de déréglementation du marché du travail, comme recette pour le développement et pour les conditions d'éligibilité à des prêts et des subventions."



En plaçant les travailleurs en situation de concurrence entre-eux et en rendant précaire leur statut, ces politiques de flexibilisation du marché de l'emploi ne font qu'aggraver les situations des travailleurs les + précaires :


"Cette thèse hétérodoxe a donc été détournée, et pour ainsi dire dévoyée, par l’économie dominante. Elle était pourtant mieux ancrée dans le réel. Car si les institutions de l’emploi et les protections accordées aux travailleurs sont souvent le résultat de luttes sociales des salariés, la dérégulation de l’emploi a essentiellement répondu aux demandes des employeurs et a plutôt creusé les inégalités entre salariés. Les évolutions de l’emploi des femmes en fournissent un bon exemple."
 
il est cohérent de dire que le fait de baisser les charges des entreprises, c'est une bonne chose pour l'emploi.

Malheureusement, ce n'est pas tellement ce levier (charges salariales) que Macron a actionné...
Cela est démenti par les faits et cela fait 10 ans que Macron actionne ce levier sans résultats probants (charge patronales, fiscalité, subventions inconditionnelles). Enfin si, il a quand même eu pour résultats un creusement sans égal de la dette publique (1000 milliards), une baisse inédite de la productivité des travailleurs Français du fait de tous les emplois temporaires financés créés (qui étaient jusque là parmi les + productifs d'Europe) et un creusement des inégalités avec un accroissement de la pauvreté des + précaires et une augmentation de la fortune des + riches.
 
  • Peu de contrôles sur les chômeurs (c'est valable également pour les autres prestations, mais aussi la fraude fiscale...)
  • Durée d'affiliation anciennement trop longue (elle a d'ailleurs diminué, passant de 2 ans à 18 mois, et peut-être bientôt 1 an)
  • Droits au chômage qui se rechargent vite, à tel point que certains attendent de recharger leurs droits pour se remettre au chômage... et alternent ainsi de leur plein gré emploi et chômage.


Là encore différentes études existent démontrant le peu de lien existant entre la pression mise sur les chômeurs et le retour à l'emploi :


"Le problème est que cet écart tombe à 1 point (entre 9 et 10 %) si l’on regarde seulement les emplois durables. Il n’y a donc pas d’effet majeur dans les trajectoires des personnes sauf à se satisfaire de petits boulots, alimentaires et temporaires."

"Sachant que la définition de l’emploi durable retenue comprend des CDD de six mois… Il n’y a donc pas d’effet significatif ou bénéfique de ces dispositifs. Et on ne sait pas dans quelles conditions se font ces reprises d’emplois. Il n’y a par ailleurs pas suffisamment de contrôle de la qualité ou même de la légalité des offres. C’est un vrai sujet vu le nombre d’annonces doublon, mal payées ou de très courtes durées."
"
Dans ses annonces de novembre 2021, Emmanuel Macron établit un lien de cause à effet entre une manne d’emplois non pourvus et des chômeurs suspectés de ne pas suffisamment chercher, alors qu’il suffirait de « traverser la rue ». Rien ne le démontre. Les seules données fiables sont celles de la Dares. Au troisième trimestre 2023, il y a 350 600 emplois vacants. Au même moment, il y a douze à quinze fois plus d’inscrits à Pôle emploi.

En raisonnant de manière simplement arithmétique, l’idée selon laquelle les chômeurs se complaisent dans leurs indemnités alors qu’il y aurait une manne colossale d’emplois est démentie. D’ailleurs, si parmi l’ensemble des contrôles, « seulement » 15 % aboutissent à une radiation, c’est notamment parce que la très grande majorité des chômeurs cherche activement un emploi. On cite toujours les 3 millions de catégorie A des inscrits à Pôle emploi qui n’ont pas travaillé, mais il y a aussi les plus de 2 millions chômeurs de catégorie B et C qui travaillent."

 
  • Peu de contrôles sur les chômeurs (c'est valable également pour les autres prestations, mais aussi la fraude fiscale...)
  • Durée d'affiliation anciennement trop longue (elle a d'ailleurs diminué, passant de 2 ans à 18 mois, et peut-être bientôt 1 an)
  • Droits au chômage qui se rechargent vite, à tel point que certains attendent de recharger leurs droits pour se remettre au chômage... et alternent ainsi de leur plein gré emploi et chômage.
De + ce que vous dites relève du cliché ou de l'exception (à savoir les gens se complaisant dans des situations de chômage ou de rsa et ne faisant que le strict minimum pour recharger leurs droits. C'est un peu l'histoire de cet ami que l'on connaitrait tous et qui travaille 6 mois puis passerait 6 mois en vacances en Thailande).

En l'occurrence, lorsque l'on s'intéresse aux vrais chiffres (et pas aux récits fantasmés contés par le patronat), l'on constate que la très grande majorité des chômeurs cherchent activement un emploi, ne sont pas satisfaits de leurs conditions et espèrent pouvoir retrouver rapidement :

"En réalité, tout le monde « traverse déjà la rue ». La figure du chômeur permanent mise en avant pour justifier un durcissement des règles n’existe pas vraiment. Nombre de chômeurs bossent déjà et sont des travailleurs intermittents. 60 % des inscrits depuis trois ans ont travaillé le mois précédent."

"Au moment des négociations sur cette réforme, le ministère du Travail en partenariat avec Pôle emploi, menait des enquêtes sur les causes de ces tensions. Leurs données, fournies au gouvernement, ont montré qu’il n’y avait pas de manque de main-d’œuvre lié à des refus d’emploi. L’essentiel s’expliquait par le fait que les employeurs recrutaient tous en même temps. Du côté des employeurs, c’est moins précis : on a des sondages, repris par le gouvernement et la presse, qui repose sur des déclarations patronales sur les difficultés de recrutement qu’ils ressentent. Cela ne veut pas dire impossibilité de recruter."


La chasse aux chômeurs ne visent qu'à augmenter les radiations d'une part (afin de présenter des chiffres + flatteurs concernant l'état du chômage en France, lors même que ces chiffres ne reflètent aucune réalité) et, d'autre part, à proposer une main d'oeuvre peu chère et docile aux employeurs et cela au détriment de l'ensemble des salariés et de l'économie du pays :

"En Allemagne, les réformes Hartz ont entraîné une forte diminution du chômage. Mais cela a aussi contribué à une baisse du salaire médian, une baisse encore plus forte des salaires les plus bas alors même que les plus hauts salaires augmentaient. On peut tirer du cas allemand la leçon suivante : forcer les classes populaires à reprendre un emploi, même court, mal payé, et compliquer leur accès à la protection sociale, a des effets majeurs sur l’ensemble de la population active. Cela tire mécaniquement l’ensemble des salaires vers le bas en réduisant les capacités de négociation des salariés en emploi pour les populations qui sont déjà les moins bien rémunérées."
 
Je viens de trouver un graphique intéressant.

En réalité, le seul gouvernement qui a connu des déficits publics inférieurs à la moyenne européenne, c'est le gouvernement Jospin (1997-2002)

Sous Sarkozy/Fillon, les taux de déficit sont restés légèrement plus élevés que la moyenne européenne (1 point de plus en moyenne)

C'est véritablement sous Hollande que le gap s'est creusé : 2 à 3 points de déficits supplémentaires en France par rapport à la moyenne de l'UE.

Macron n'a pas pour autant redressé la barre, au contraire...

Regarde la pièce jointe 409790
C'est bien ce que je disais, factuellement la gauche a mieux géré les finances publiques que la droite ces 30 dernières années. Les gouvernements ayant le + augmenté les déficits et creusé la dette sont de droite et ceux s'en étant le mieux sortis sont de gauche (Jospin en l'occurrence).
 
Ces charges sociales élevées pèsent à la fois sur les entreprises (qui ont des difficultés à embaucher) et sur les salariés
Ces charges ne pèsent pas sur les salariés étant donné que la grande majorité de celles-ci (le taux de prélèvement net consolidé n'a pas changé depuis 1975 et est de 17% du PIB) est immédiatement redistribué et que ces prélèvements évitent aux salariés d'avoir à effectuer eux-même ces dépenses. Si les dépenses de santé, de retraite, de protection sociale n'étaient pas "socialisées", alors cela coûterait sans doute + cher aux salariés qui verrait son pouvoir d'achat diminuer en devant investir dans des mutuelles ou autres organismes privés bien + coûteux (les gens devraient vendre leur maison, comme aux usa, pour se faire hospitaliser).

57% des Français perçoivent + de l'état qu'ils ne contribuent au budget national. C'est dire si au final ces charges nous profitent, majoritairement, + qu'elles ne nous coûtent.
 
Le problème étant que cela fait + de dix ans que l'on entend ce discours et que cela fait + de dix ans que l'on mène une politique de l'offre (qui a véritablement commencé sous Hollande) qui n'a produit aucune conséquence positive, si ce n'est un creusement des inégalités et une explosion des + grosses fortunes.

Et bien cette fameuse "politique de l'offre" de. Macron, je ne sais pas où vous la voyez....

La France reste quoi qu'il en soit le pays au monde avec le taux de cotisations sociales (salariales et patronales) sont les plus élevées.

La France reste championne d'Europe (et sans doute du monde) des charges patronales, avec un taux de charge 2 fois plus élevé que la moyenne de l'UE...
Et nous sommes n°2 d'Europe pour les charges salariales...

Bref, les prétendues diminutions de charges décidées par Macron n'ont même pas permis à la France de quitter sa place de numéro 1 mondial des charges sociales.


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Il en résulte que les entreprises françaises sont lourdement pénalisées par rapport à ses voisins.


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Donc non, il est faux de dire que le chômage, la compétitivité Française, la balance des paiements sont la conséquence des charges qui pèsent sur les entreprises car l'on constate que les réduire ne produit aucun effet sensible dans ces domaines.

Comment pouvez-vous démontrer, puisque les taux de charges sociales sociales en France n'ont fait qu'augmenter depuis 45 ans (y compris sous Hollande et Macron ) ?
 
Voilà un autre mythe en ce qui concerne la déréglementation du marché du travail. Cela fait partie d'une doxa pour les économistes libéraux au même titre que les privatisations, la libéralisation de l'économie, la libre circulation des capitaux etc....

Le principal frein à l'embauche pour un patron, outre le coût exorbitant qui pèse sur chaque employé en France et qui ne trouve pas son pareil ailleurs dans le monde, c'est la rigidité du marché de l'emploi.

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Le salarié en France :
  • coûte bien plus cher qu'ailleurs (taux de charges patronales plus élevées qu'ailleurs)
  • est mieux protégé qu'ailleurs (bonne chose en soi), avec surtout une réglementation trop lourde.

Cela fait partie des raisons qui expliquent que la France a un des taux de CDD les plus élevés du monde, mais également que le taux de chômage est élevé.
 

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Cela est démenti par les faits et cela fait 10 ans que Macron actionne ce levier sans résultats probants (charge patronales, fiscalité, subventions inconditionnelles). Enfin si, il a quand même eu pour résultats un creusement sans égal de la dette publique (1000 milliards), une baisse inédite de la productivité des travailleurs Français du fait de tous les emplois temporaires financés créés (qui étaient jusque là parmi les + productifs d'Europe) et un creusement des inégalités avec un accroissement de la pauvreté des + précaires et une augmentation de la fortune des + riches.

Votre argumentaire est démenti par toutes les données : la France reste numéro 1 en Europe des charges patronales, et dans le Top 3 des charges salariales ...
Et leur taux, contrairement aux idées que vous défendez, n'ont pas diminué sous Macron !

Plutôt que des cadeaux faits aux riches et aux grands patrons (flat tax, fiscalité avantageuse sur les dividendes, suppression ISF, baisse de l'impôt sur le bénéfice, passé de 33 à 25%...), Macron aurait mieux fait d'oeuvrer pour la diminution des taux de cotisations (charges salariales et patronales, les plus élevées d'Europe)
 
C'est bien ce que je disais, factuellement la gauche a mieux géré les finances publiques que la droite ces 30 dernières années.

Non c'est faux.

Voici ce que le graphique révèle sur les gouvernements de gauche :

1) Le gouvernement Jospin est celui qui a le mieux géré les finances publiques.

2) Le quinquennat de Hollande est celui qui a le plus mal géré les finances publiques (différentiel de déficit de près de 3 points avec la moyenne de l'UE)

On ne peut donc tirer aucune conclusion sur 10 ans de gouvernements de gauche en France, puisque l'on a des bilans opposés...
 
Dernière édition:
Ces charges ne pèsent pas sur les salariés étant donné que la grande majorité de celles-ci (le taux de prélèvement net consolidé n'a pas changé depuis 1975 et est de 17% du PIB) est immédiatement redistribué et que ces prélèvements évitent aux salariés d'avoir à effectuer eux-même ces dépenses.

C'est vrai.

Mais les cotisations des salariés financent également les chômeurs, les retraités et les inactifs...
Et quand ces 3 catégories de personnes augmentent, c'est problématique...

Et puis, les charges patronales sont très élevées, bien plus qu'ailleurs, ce qui n'incite pas à embaucher (en particulier pour les TPE/PME)

NB : le nombre de retraités va littéralement exploser au cours des 15 prochaines années, et notre système de retraite par répartition devrait logiquement s'effondrer
 
Dernière édition:
Et bien cette fameuse "politique de l'offre" de. Macron, je ne sais pas où vous la voyez....

La France reste quoi qu'il en soit le pays au monde avec le taux de cotisations sociales (salariales et patronales) sont les plus élevées.

La France reste championne d'Europe (et sans doute du monde) des charges patronales, avec un taux de charge 2 fois plus élevé que la moyenne de l'UE...
Et nous sommes n°2 d'Europe pour les charges salariales...

Bref, les prétendues diminutions de charges décidées par Macron n'ont même pas permis à la France de quitter sa place de numéro 1 mondial des charges sociales.
La politique de l'offre ce sont des mesures qui sont prises, ce ne sont pas des statistiques comparatives entre pays. Si demain 10 pays appliquent un taux de cotisations sociales et salariales allant de 0.001% (pour le pays qui prélève le moins) à 0.01% pour le pays qui prélève le +, cela ne signifie pas que le pays appliquant ce taux de 0.01% est un état marxiste qui applique une politique de la demande au motif que les autres prélèvent moins.

Donc clairement la politique de l'offre de macron, je ne sais pas comment vous faites pour en pas la voir (sachant qu'elle s'estime à part des politiques de défiscalisation et de désocialisation des salaires menées et pas du classement de la France). Et comme je vous l'ai déjà dit, le taux de prélèvement ne signifie rien en-soi.
 
Il en résulte que les entreprises françaises sont lourdement pénalisées par rapport à ses voisins.
Vous oubliez peut-être un certain nombre d'éléments dans votre affirmation. Vous concluez à la seule lumière des cotisations patronales (la France a le taux de cotisations patronales le + élevé donc les entreprises Françaises sont les + pénalisées). Sauf que, fort heureusement, les cotisations patronales ne sont pas les seules charges qui incombent aux entreprises en Europe.

Il y a les impôts de production (baissés par macron), l'impôt sur les sociétés (baissé par macron et inférieurs à l'Allemagne), les différentes taxes sur le foncier, sur l'apprentissage, sur les véhicules de société etc......


Donc si l'on prend le coût global du travail en Europe, que constate t-on ? Que la France est 4ème en Europe (au niveau du coût moyen le + élevé), derrière la Belgique, le Luxembourg, le Danemark et à quasi égalité avec l'Allemagne, la Suède et les Pays-bas :


Impôt sur les sociétés :


Donc non, il n'en résulte pas que les entreprises Françaises sont lourdement pénalisées par rapport à leurs voisines. De +, il existe tout un tas de dispositifs de niches fiscales et de pratiques d'optimisation qui permettent aux + grosses entreprises (exemple TOTAL) d'échapper + ou - partiellement à l'impôt. Les grosses boites du CAC40 sont moins taxées que les TPE et PME. Comme je le disais, le problème n'est pas le taux d'imposition qui serait trop haut par rapport aux voisins, c'est le fait qu'il soit trop rigide pour les TPE et trop peu important pour les grosses boites qui s'y soustrait.
 
Donc clairement la politique de l'offre de macron, je ne sais pas comment vous faites pour en pas la voir

Le fait est que la France a le record du monde du taux de charges sociales...
Ca n'a fait qu'empirer sous Hollande, puis Macron...

Par ailleurs, y compris sous Macron, la France reste (largement) en tête de l'UE (et e l'OCDE) pour le taux de dépenses de prestations sociales

1.pngprestations
 
Je viens de trouver un graphique intéressant.

En réalité, le seul gouvernement qui a connu des déficits publics inférieurs à la moyenne européenne, c'est le gouvernement Jospin (1997-2002)

Sous Sarkozy/Fillon, les taux de déficit sont restés légèrement plus élevés que la moyenne européenne (1 point de plus en moyenne)

C'est véritablement sous Hollande que le gap s'est creusé : 2 à 3 points de déficits supplémentaires en France par rapport à la moyenne de l'UE.

Macron n'a pas pour autant redressé la barre, au contraire...

Regarde la pièce jointe 409790


Sarko est responsable de 608 milliards de dette en tant que ministre du budget et comme président.

Chirac et Mitterrand ont réalisé cette dette en deux mandats présidentiels.

Soit le double de la durée...du mandat de Sarko.

Cette dette s'ajoute à la c.onnerie monumentale d'avoir vendu l'or de réserve de la France alors que les voisins européens gardaient jalousement leur or national.

Sans parler des dépenses personnelles sur les frais de la princesse du fait qu'il voulait son navion comme un gosse et qui a coûté une fortune en aménagement pour faire comme le président US.

Il a fait un saut avec un jet privé de plus 60.000 euros juste pour saluer Bush.

Il a fait revenir son fils grippé qui était dans un pays de l'Est par un vol spécial aux frais du contribuable encore.

Il a coûté plus cher que Merkel.

Un gouffre pour les finances françaises.

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Comment pouvez-vous démontrer, puisque les taux de charges sociales sociales en France n'ont fait qu'augmenter depuis 45 ans (y compris sous Hollande et Macron ) ?
Déjà il n'est pas question que de taux de charges sociales dans la politique de l'offre mise en place (on parle aussi d'impôt de production, d'impôt sur les sociétés, de barême d'IR etc...). Je ne sais pas pourquoi vous réduisez sciemment les données.

Ensuite, oui en ce qui concerne les cotisations patronales elles ont baissé et ce notamment très fortement sur les bas salaires depuis 93 et l'initiation de ces politiques d'allègements :

En 2022, le montant total des allégements de cotisations dontbénéficient les établissements employeurs affiliés au régimegénéral s’élève à 73,6 milliards d’euros, dont 72,7 milliardsd’euros concernent le secteur privé. Ce montant progresse de13,1 % par rapport à 2021, porté par la dynamique de la massesalariale (+ 8,7 % sur le total du secteur privé), en particulierdans le bas de la distribution des salaires (+ 15,0 % en dessousde 1,6 fois le Smic) compte tenu notamment des revalorisationsdu Smic induites par le niveau élevé de l’inflation.Le taux d’exonération apparent du secteur privé ‒ ratio entre lemontant des cotisations exonérées et la masse salariale ‒ atteintle niveau record de 10,9 % (après 10,5 % en 2021 et 2020).
02_Evolution%20Cout%20du%20travail%20en%20France%20-%20DSS.pdf

En dix ans, le taux d’exonération a plus que doublé : il était de5,1 % en 2012. Cette progression traduit en particulier l’essordes dispositifs d’allégements généraux sur la période : mise enplace du CICE en 2013, remplacé par une réduction du tauxdes cotisations d’assurance maladie (réduction AM) en 2019 ;création d’une réduction du taux des cotisations d’allocationsfamiliales (réduction AF) en 2015 ; renforcement de la réductiongénérale et réactivation des exonérations sur les heuressupplémentaires en 2019



Le coût des subventions publiques c'est environ 160 milliards chaque année. Le coût des mesures d'allègements macroniennes c'est environ 60 milliards chaque année. Pour quels résultats ? Un effet sur l'investissement et la création d'emploi non perceptible mais par-contre une + grande rémunération des actionnaires.

En somme, la masse considérable d'argent dégagé par ces mesures ne ruissellent pas sur les travailleurs et ne profite pas à l'économie globale mais ne finit que dans la page des patrons (et des actionnaires étrangers).
 
Il y a les impôts de production (baissés par macron), l'impôt sur les sociétés (baissé par macron et inférieurs à l'Allemagne), les différentes taxes sur le foncier, sur l'apprentissage, sur les véhicules de société etc......

C'est l'erreur (volontaire?) de Macron : il aurait fallu s'en prendre aux cotisations sociales, qui auraient été un levier bien plus efficace en matière d'emploi et de salaires (et donc de consommation et de croissance)

Donc si l'on prend le coût global du travail en Europe, que constate t-on ? Que la France est 4ème en Europe (au niveau du coût moyen le + élevé), derrière la Belgique, le Luxembourg, le Danemark et à quasi égalité avec l'Allemagne, la Suède et les Pays-bas :


Impôt sur les sociétés :


Les charges patronales en France sont (et de loin) les plus élevées du monde.
C'est évidemment un frein à l'embauche, parmi d'autres (voir un de mes messages plus haut)

Donc non, il n'en résulte pas que les entreprises Françaises sont lourdement pénalisées par rapport à leurs voisines. De +, il existe tout un tas de dispositifs de niches fiscales et de pratiques d'optimisation qui permettent aux + grosses entreprises (exemple TOTAL) d'échapper + ou - partiellement à l'impôt. Les grosses boites du CAC40 sont moins taxées que les TPE et PME.

Exactement !
C'est totalement injuste !

Les petites entreprises et les indépendants sont saignés à blanc, pendant que les grandes entreprises, notamment celles du CAC40, jouissent d'exemptions et de niches en tout genre.

Comme je le disais, le problème n'est pas le taux d'imposition qui serait trop haut par rapport aux voisins, c'est le fait qu'il soit trop rigide pour les TPE et trop peu important pour les grosses boites qui s'y soustrait.

Si, malheureusement, c'est un problème...

Le taux d'imposition global des entreprises françaises est extrêmement élevé...
Et cela pose de nombreux problèmes, en matière d'emploi, de compétitivité à l'international, etc...
 
Ensuite, oui en ce qui concerne les cotisations patronales elles ont baissé et ce notamment très fortement sur les bas salaires depuis 93 et l'initiation de ces politiques d'allègements :

02_Evolution%20Cout%20du%20travail%20en%20France%20-%20DSS.pdf

Eh bien, dîtes-vous qu'en dépit de ces baisses, la France reste (de loin) le pays avec les charges patronales les plus élevées au monde
 
Le principal frein à l'embauche pour un patron, outre le coût exorbitant qui pèse sur chaque employé en France et qui ne trouve pas son pareil ailleurs dans le monde, c'est la rigidité du marché de l'emploi.
Ce qui est faux comme je l'ai démontré puisque nous sommes derrière plusieurs pays rien qu'en Europe et à quasi égalité avec les pays cités en exemple comme l'Allemagne.

Quant à la rigidité des règles de l'emploi en France, rien ne prouve qu'elles constituent un frein à l'embauche. Cela relève de la supposition uniquement. Par-contre, l'on peut factuellement constater que les mesures de flexibilisation du marché du travail ont conduit à de véritables catastrophes pour les travailleurs des pays (comme la Grèce ou les pays en voie de développement de manière + générale) qui ont subi la loi de la banque mondiale et du fmi qui imposent ce genre de mesures.
Résultats, explosion des inégalités, précarisation des travailleurs pauvres et parfois même augmentation du chômage :


Dans un document de travail publié récemment[1], trois chercheurs italiens synthétisent les résultats d’études sur les effets des politiques de dérégulation du marché du travail. Sur les 53 articles retenus par eux, parus entre 1990 et 2019 et concernant une diversité de pays, la très grande majorité – 38 (72 %) – conduisent à rejeter ou ne permettent pas de soutenir l’idée « consensuelle » selon laquelle les législations protectrices de l’emploi auraient un effet négatif en termes de chômage.


Les auteurs soulignent que ces dernières années, les principales institutions soutenant ce « consensus » – le FMI, l’OCDE et la Banque mondiale – ont elles-mêmes « reconnu que les travaux empiriques disponibles ne confirment pas qu’une plus grande flexibilité améliore la performance du marché du travail ». Ils notent aussi « la prolifération de thèses nouvelles » sur la question. En particulier, la flexibilisation de l’emploi serait de plus en plus appréhendée par la communauté scientifique comme une source d’inégalités et non pas de croissance économique. Un nouveau « consensus » serait donc peut-être en train d’émerger.


Il semblerait donc, contrairement à ce que vous dites, que la rigidité du marché du travail ne soit pas un frein à l'embauche.
 
Votre argumentaire est démenti par toutes les données : la France reste numéro 1 en Europe des charges patronales, et dans le Top 3 des charges salariales ...
Et leur taux, contrairement aux idées que vous défendez, n'ont pas diminué sous Macron !
En l'occurrence vous produisez un sophisme (mon argumentaire n'évoque pas les classements mais se concentre sur des mesures prises qui caractérisent la politique de l'offre). Comme je l'ai déjà dit, une politique de l'offre ne se mesure pas aux classements comparatifs entre pays (et j'ai montré l'ineptie du raisonnement avec mes exemple de taux à 0.001 et 0.01%).

Ce qui compte ce sont les mesures initiées, or ces mesures ont été très largement en faveur d'une baisse des prélèvements auprès des entreprises (surtout les + grosses) et des grosses fortunes (60 milliards par an je répète). Les taux de cotisations ont bien diminué :

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